L’Obc et la Decc sifflent la fin de la récréation aux examens officiels. Désormais, seuls les candidats ayant une note égale ou supérieure à 10/20 seront déclarés admis.
Cette année, les responsables du secteur éducatif camerounais, ont décidé de prendre les taureaux par les cornes. En effet, les candidats aux examens officiels doivent obtenir au moins 10 de moyenne pour être admis.
Cette règle s’applique aussi pour passer en classe supérieure. L’Office du Baccalauréat du Cameroun (Obc) et la Direction des examens (Decc) ont récemment annoncé cette mesure. L’information est relayée par plusieurs médias, sans démenti des autorités jusqu’à date.
Nouvelles règles
Les candidats aux examens Bepc, Probatoire, Baccalauréat et autres doivent avoir une note égale ou supérieure à 10/20 pour être admis. Les élèves des classes intermédiaires doivent également obtenir cette moyenne pour passer en classe supérieure.
De plus, les matières du premier groupe doivent aussi avoir une note de 10/20 minimum. Selon ces nouvelles règles, les matières fondamentales seront particulièrement surveillées selon la série choisie.
De ce fait, si un candidat obtient une note inférieure à 10 dans une matière du premier groupe, il échoue. Pour le Bepc, il faut obtenir une moyenne générale de 10, ainsi que 10 dans des matières spécifiques comme les mathématiques, le français ou l’histoire.
Décision controversée
Pour les responsables, cette décision vise à répondre aux préoccupations des parents, qui déplorent un niveau d’étude trop bas. La mesure cherche à corriger les effets d’une politique de clémence qui favorisait un grand nombre de candidats, mais pénalisait la qualité de l’enseignement.
Selon Paule B, enseignante de français dans un lycée :
« Cette mesure est stricte et dans le système actuel de notre pays, c’est ce qu’il faut. Les élèves sont devenus paresseux et mettent leur espoir sur les délibérations pour obtenir ce qu’ils appellent la moyenne de kolo (10/20 Ndlr). Désormais c’est terminé. Chacun obtiendra la moyenne qu’il mérite ».
Pour les parents, conscients du niveau d’étude bas des enfants, la décision est salutaire. Par ailleurs, ils pensent que ces derniers devraient plutôt employer le système de modulation. Pour, permettre aux élèves de combler les vides de notes en d’autres matières.
« Annuler les délibérations est une bonne décision . Mais les autorités pouvaient redéfinir les règles de jeu. Un système de modulation serait salutaire. Il est inadmissible qu’un élève qui a moyenne générale de 10/20 échoue parce qu’il n’a pas eu de bonnes notes dans les matières du premier groupe. Il faut revoir ça ! », s’exprime Martin Ottou, parent d’élèves.
Pour l’heure, les élèves doivent comprendre que leur réussite repose entre leurs mains et plus sur le coup du sort.
















