Les coupures d’électricité dictent leur loi dans la ville de Douala. Depuis quelques jours en effet, de nombreux quartiers de la cité économique vivent au rythme des délestages. Une situation qui irrite les ménages et provoque de nombreux préjudices.
Entre baisse de tensions et coupures intempestives, les populations ne savent plus à quel saint se vouer. « Nous vivons un véritable enfer avec les coupures d’électricité qui sont devenues légion. Tous les jours, nous devons éclairer la maison à l’aide des bougies. Les enfants ont du mal à étudier leurs leçons. Tout ce que nous avions au frigidaire s’est abimé avec le délestage. La situation est intenable », se plaint Anette Kameni.
Des ménages au bout du rouleau
La ménagère dit être au bout du rouleau et implore Eneo de remédier à la situation. « Nous ne pouvons pas prétendre être un pays émergent avec les délestages fréquents. A quoi nous a servi la construction de tous les barrages que nous avons ? » Questionne-t-elle.
Pour de nombreux commerces, le manque à gagner se chiffre en millions de Fcfa. « C’est très difficile de travailler dans de telles conditions. Pour éviter d’enregistrer des pertes colossales, nous avons été contraints de faire recours à un groupe électrogène.
Une dépense supplémentaire que nous n’avions pas prévu », nous explique le gérant d’une poissonnerie. Comme lui, Guy Bertrand Tchindjeu s’est procuré un groupe électrogène pour faire fonctionner son petit salon de coiffure pendant les délestages.
« Je n’avais pas d’autre choix parce qu’il fallait satisfaire la clientèle. Si je ne travaille pas ma famille pourrait mourir de faim », dit-il. Conscient de la situation, Eneo informe son aimable clientèle de Douala que la situation du réseau national demeure particulièrement contrainte en ce moment. Une « situation marquée par un déficit de production auquel s’ajoute pour Douala des saturations des ouvrages de transport ».
Dégradation de la qualité de la fourniture
Selon l’entreprise, Douala et ses environs concentrent actuellement l’essentiel des défis , avec pour certaines zones une dégradation de la qualité de fourniture liée à des surcharges sur certains ouvrages majeurs du réseau de transport.
« Les postes sources de Ngodi Bakoko (Douala Est), Makepe (Douala Nord), Koumassi–Logbaba (Douala Sud et Centre) et Bekoko (Douala Ouest) sont contraints à l’arrêt spontané de certaines lignes de distribution , entraînant des interruptions imprévisibles, d’une durée de 4 à 6 heures, indépendamment des programmations de rationnement ou des travaux », explique la cellule de communication d’Eneo.
Qui invite les clients impactés à signaler toute coupure de plus de 6h (durée théorique des rationnements) via les canaux dédiés. Et remercie sa clientèle de Douala pour sa compréhension.
















