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Crise du scanning au Port de Douala : Michel Ange Angouing hausse le ton

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Trans Afrique

L’ancien ministre de la Fonction publique et magistrat hors hiérarchie, Michel Ange Angouing, multiplie depuis plusieurs mois les sorties publiques aux accents de plus en plus tranchés. Après s’être exprimé sur Maurice Kamto, avoir rendu hommage à Anicet Ekane, et critiqué le fonctionnement interne du pouvoir, il s’invite désormais dans la polémique autour du scanning des marchandises au Port autonome de Douala-Bonabéri (PAD). Dans une tribune publiée le 14 février dernier, il appelle à une évaluation de la solidarité gouvernementale et à une gestion experte d’une crise qu’il qualifie d’« urgence nationale ».

Notre petite opinion sur le problème du scanning des marchandises au Port Autonome De Douala-Bonaberi (Pad).

Le Port autonome de Douala, hier, aujourd’hui et demain pourrait constituer un bon sujet de thèse ou de mémoire pour nos étudiants et autres chercheurs.

C’est aussi un sujet de grande inquiétude pour notre pays.

Le très compétent Cyrus Ngo’o est-il arrivé au bon endroit au mauvais moment ?

La question de Madame la ministre Ketcha Courtes — pour qui j’ai beaucoup d’estime, de respect et d’amitié — « Il y avait quoi avant ? » trouve ici toute sa pertinence.

Au moment où le Président de la République, nouvellement élu, a besoin de sérénité, de tranquillité et de paix pour prendre les grandes décisions que la nation toute entière attend patiemment, l’actualité est secouée par les bruits de casseroles et autres scandales.

Nous n’avons pas encore fini avec la crise post-électorale et les questions de discipline au sein du RDPC à la suite des élections régionales, que le Port autonome de Douala, jadis calme, entre dans la tourmente de vagues violentes.

Solidarité gouvernementale à l’épreuve

Le moment, nous semble-t-il, est certainement venu pour faire UNE ÉVALUATION DE LA SOLIDARITÉ GOUVERNEMENTALE (instruite à maintes reprises par le Président de la République), mise à rude épreuve.

Le moment est certainement venu aussi pour le RDPC de faire sa mue.

La situation extrêmement grave qui prévaut au Port Autonome de Douala pourrait opportunément en être le fait déclencheur.

QUI FAIT QUOI ?
QUI DOIT FAIRE QUOI ?
ET AVEC QUI DOIT-IL LE FAIRE ?

Les différents commentaires et analyses, plus ou moins pertinents, faits sur la question lancinante du scanning des marchandises au Port Autonome de Douala ont, pour la plupart, la faiblesse de défendre les acteurs ou les clans.

Le débat tend vers un débat de personnes alors que le peuple, le pauvre peuple, attend des solutions urgentes et pérennes pour sauver notre économie véritablement en danger.

Fixation autour du Mrc: La réaction d’un ex ministre de Paul Biya

Une affaire d’experts, pas de clans

Douala, principale porte d’entrée du Cameroun, est, à travers son port, le poumon économique du pays. Nous le savons tous.

Les spécialistes en droit maritime et des questions liées à l’activité portuaire ont là une belle occasion de se rendre davantage utiles à la nation. Il s’agit de questions techniques qui demandent des solutions techniques.

C’est donc d’abord une affaire d’experts si l’on veut sortir efficacement de la crise.

Il nous semble par conséquent judicieux de nous éloigner quelque peu des problèmes de personnes, de clans ou de politique politicienne.

Notre pays accumule tellement de crises que l’on est en droit de se demander si ces crises sont des cas fortuits ou des cas de force majeure — imprévisibles, incontournables et insurmontables.

N’avons-nous pas mis en place des structures pour prévenir les crises ou préférons-nous les gérer plutôt que de les prévenir ?

Les cadres permanents de dialogue et de concertation nous manquent-ils ?

Des structures de contrôle et de discipline pour donner l’alerte sont-elles si difficiles à mettre en place ou à activer ?

Responsabilité, compétence et primauté de la loi

Tout cela suppose que les acteurs concernés, dans un élan patriotique, regardent tous dans la même direction.

Toutes leurs compétences et intelligences, mises en musique, peuvent trouver des solutions sans recourir nécessairement à l’arbitrage du Premier ministre ou du Président de la République.

Nous ne manquons pas d’experts capables de lire, interpréter ou comprendre les clauses d’un contrat ou d’une convention.

Nous devons prendre nos responsabilités et les assumer. Le Président de la République prendra les siennes en son temps.

Mais nous sommes tous supposés savoir que LE TEMPS EST UNE DENRÉE NON RENOUVELABLE.

Le PAD suffoque.
L’économie de notre pays s’emballe.
Il y a péril en la demeure.

Nous ne sommes pas expert des questions maritimes ou portuaires. Nous sommes magistrat, un vieux magistrat au crépuscule de la carrière.

Les enseignements reçus et l’expérience accumulée nous ont donné quelques astuces avant toute prise de décision :

1/ Suis-je compétent ?
2/ Ai-je qualité ?

Si la réponse à l’une de ces questions est négative, il vaut mieux s’abstenir ou se déporter vers la structure compétente plutôt que de franchir les frontières.

Les dossiers que nous avons sur nos tables appartiennent à l’État. Il faut les traiter avec détachement.

Enfin, un aîné nous a conseillé qu’il ne faut pas être allergique aux interventions et aux pressions. Elles sont inévitables.

Mais au moment de prendre votre décision, souvenez-vous qu’il n’y a que la loi — et la loi seule — qui vous protégera.

Disparition d’Anicet Ekane : L’hommage d’un ex-ministre de Biya

Une urgence nationale

La crise au Port autonome de Douala est une urgence nationale dont les solutions ne sauraient attendre.

Les personnes ou structures compétentes, plutôt que de s’affronter, doivent agir ensemble pour une sortie de crise.

C’est un devoir citoyen qui se situe au-dessus de nos egos et de nos intérêts personnels.

Nous avons tous besoin, riches ou pauvres, de vivre dans un pays développé, démocratique et en paix.

La transition générationnelle devrait se faire dans un environnement apaisé pour que nos enfants héritent d’un pays dont ils sont fiers.

Union de prières pour la santé et pour la paix.

Yaoundé, le 14 février 2026.

Michel Ange Angouing
Magistrat hors hiérarchie
Conseiller technique MINJUSTICE
Ancien ministre

N.B Les enfants nés d’une même mère n’ont pas tous le même caractère.

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