La finale de la Can a donné lieu à une situation inédite, celle des serviettes de gardien dérobées à répétition. Des gestes répétés, filmés et commentés, qui ont alimenté la polémique.
Rarement un accessoire aussi ordinaire aura été autant convoité. En effet, La finale de la Can entre le Maroc et le Sénégal restera aussi comme le théâtre d’un épisode inattendu, où un accessoire « anodin » a pris des allures d’enjeu stratégique. Pendant que les joueurs s’affrontaient sous une pluie battante, une autre lutte se déroulait derrière les cages d’Edouard Mendy, autour de ses serviettes soigneusement disposées près du poteau.
Etrange opération commando
Tout commence à la 72e minute. Profitant d’un moment de flottement dans la surface sénégalaise, Achraf Hakimi se saisit d’une serviette blanche et la propulse derrière les panneaux publicitaires. Le geste est rapide et discret, mais il ne passe pas inaperçu. El Hadji Malick Diouf surgit aussitôt pour récupérer le précieux tissu et le remettre à sa place, comme si la suite du match en dépendait.
À partir de là, la situation dégénère car une serviette disparaît avant un penalty crucial. Une autre est interceptée en prolongation et exhibée dans les tribunes par un supporter. Le bord du terrain devient un terrain de chasse. Les joueurs marocains, les remplaçants et même certains ramasseurs de balles participent à cette étrange opération commando. Face à la répétition des tentatives, le Sénégal change de stratégie. Yehvann Diouf, gardien remplaçant, est envoyé en mission spéciale. Sa tâche n’a rien de classique. Elle consiste à se poster derrière la cage et protéger les serviettes comme un trésor national. Le portier s’exécute, résiste aux pressions, esquive les mains baladeuses et finit même au sol après une charge maladroite, avant d’être poursuivi le long de la pelouse.
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Scènes similaires en démi-finale
Dans le public, une question revient régulièrement : que peuvent bien contenir ces serviettes ? Des consignes secrètes pour les tirs au but ? Des formules magiques ? Rien de tout cela, assure Diouf après le match. Juste de quoi sécher les gants et le visage, alors que la pluie redouble. Une explication simple trop simple d’ailleurs pour être vraie, selon de nombreux supporters.
Car cet épisode n’est pas isolé. En effet, lors de la demi-finale face au Nigeria, des scènes similaires avaient déjà été observées. Et l’on sait quel a été l’issue de cette rencontre. D’ailleurs après la finale, le portier Nigerian n’a pas manqué de lancer des pics à l’équipe marocaine. Stanley Nwabaly a écrit sur l’un de ses comptes : « Utilisez toutes mes serviettes pour essuyer vos larmes ».
















