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Cameroun : Contrôles abusifs, la colère des citoyens explose

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Trans Afrique

Ces derniers jours, les incidents liés aux contrôles routiers et aux comportements jugés « abusifs » de certains agents de sécurité se multiplient . Entre tirs, gifles et rackets, la population exprime un ras-le-bol grandissant.

Au fil des semaines, plusieurs affaires ont révélé un problème récurrent : des contrôles qui tournent mal, souvent à cause de demandes d’argent. Dans la nuit du 10 décembre 2025, sur l’axe Bépanda-Deido, un gendarme a tiré à balles réelles sur un conducteur de moto lors d’un contrôle. Ce qui a provoqué la colère des « bensikineurs ».

Ce 11 décembre, les routes sont  bloquées de ce coté là, et la station-service MRS de Deido a même été incendiée par les manifestent en signe de protestation. Dans la ville de Dschang, un autre gendarme a récemment tiré sur les pneus d’une voiture en plein jour, pour une somme de 2 000 FCFA, selon des témoins.

Le 2 décembre du coté de Meiganga, les camionneurs se sont soulevés après qu’un gendarme a giflé l’un des leurs pendant un contrôle. Le ras-le-bol des populations ne se limite pas aux routes.

À Sa’a, dans la région du centre, des habitants en colère ont poursuivi des agents du ministère du Commerce, escortés par des policiers et gendarmes, les accusant d’escroquerie. Les vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent les agents en fuite, protégés de justesse par quelques personnes restées calmes. Cet incident illustre combien la colère contre les abus des forces de l’ordre s’exprime désormais ouvertement.

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Un point commun 

Toutes ces faits divers ont un point commun : l’argent. Les agents interpellent les conducteurs, vérifient tous les documents officiels, et réclament de l’argent si les papiers sont incomplets ou expirés. Si le conducteur refuse, la situation dégénère.

Les incidents récents montrent que le ras-le-bol des Camerounais devient palpable. Les populations n’acceptent plus les abus, le racket et les violences. Elles réclament simplement des contrôles justes et respectueux, sans chantage ni intimidation. Si rien n’est fait pour réguler ces pratiques, la tension risque de continuer à monter, et chaque nouvel incident pourrait dégénérer en violence ouverte.

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