La scène dramatique suite à laquelle ces 11 personnes ont été évacuées d’urgence s’est déroulée dans la nuit du 23 février 2025 à Bertoua.
Le quartier Maka’a, dans la région de l’Est Cameroun, a été témoin d’un incident familial le 25 février 2025. Onze personnes, après avoir mangé une nourriture locale appelée «Mbol», ont ressenti de graves malaises plus tard. En effet, la consommation du repas en famille s’est faite aux alentours de 19 h. Mais ce n’est que vers minuit que les agitations ont commencé, avec des vomissements, des douleurs abdominales et des vertiges.
Des voisins et des proches alertés par la situation ont rapidement organisé leur transport d’urgence à l’hôpital régional de Bertoua. Où les médecins de cet hôpital les ont aussitôt pris en charge. Cette affaire a attiré par la suite l’attention des autorités locales, qui se sont épanchées dessus avant d’ouvrir une enquête. L’objectif est de déterminer l’origine de cette « possible intoxication alimentaire », en analysant les restes du repas consommé.
Cette action va permettre d’identifier l’agent pathogène ou la substance qui a été à l’origine de ce malaise collectif. Pour l’instant, aucune perte de vie humaine n’a été signalée. Mais les médecins restent prudents et surveillent de près l’évolution de l’état de santé des patients.
Par ailleurs, les autorités invitent les populations à être vigilantes quant à la qualité des aliments qu’elles consomment. Particulièrement en cette période, marquée par de fortes chaleurs et qui rend difficile la conservation des aliments.
L’Est en proie aux intoxications
Depuis un certain temps, la région de l’Est est en proie aux intoxications alimentaires. Le 16 janvier 2025, c’était 18 personnes qui en ont souffert après avoir mangé des légumes, du poisson et du miel. De ce fait, ils se sont mis à ressentir des malaises qui les ont conduit d’urgence à l’hôpital. Sauf que, malheureusement pour ce cas, trois d’entre eux sont morts.
Un autre cas récent est celui qui a eu lieu dans la commune de Dimako, en août 2024. Six personnes avaient perdu la vie après une consommation de couscous de maïs. Plongeant ainsi le village dans le deuil, ils ont été inhumés une semaine plus tard.
















