Le Covidgate ou l’affaire des malversations financières dans la gestion du covid19 est loin de se terminer. Quatre fonctionnaires du Ministère de la santé ont écopé des amendes allant jusqu’à 3 millions Fcfa.
En effet, le verdict est tombé il y a 48 heures. plus pus précisément le 30 avril 2025. Les juges de la première section. Consacrés à la discipline budgétaire. Et financière de la Chambre des comptes de la Cour suprême, ont prononcé des sanctions pécuniaires. A l’encontre de quatre fonctionnaires du Ministère de la Santé publique (Minsanté), reconnus coupables. De fautes de gestion dans un marché public lié à la riposte contre la pandémie de coronavirus en 2020.
Une amende de 3 millions Fcfa
Ainsi donc, Élysée Amour II Eyenga Ndjomo, sous-directeur du budget. Et du financement au moment des faits, prend gros. Le conseiller technique au Minsanté écope d’une amende de 3 millions Fcfa. Ousmane Diaby, chef de la division des études et projets, est condamné à payer une amende de 2 millions Fcfa.
Aussi, les juges dans leur verdict, estiment que ces deux responsables sont les acteurs majeurs. Ils sont « les principaux concepteurs et instigateurs des irrégularités référencées ». Dans l’attribution d’un marché de 278 millions Fcfa pour la construction d’un centre d’isolement à l’hôpital de Ngaoundéré en 2020. En fait les précisions sont claires. « En étant aux services centraux du Minsanté. Ils devaient être des exemples pour les autres responsables», expliquent les juges.
Les plus fautifs
Et puis, les juges n’ont pas retenu leurs langues. Pour eux, « Élysée Amour II Eyenga Ndjomo et Ousmane Diaby apparaissent comme les plus fautifs. En raison de leur activisme effréné dans cette opération. Et de leur position auprès de l’ordonnateur. Ils présentent de ce fait un risque de réitération de ces pratiques», avons-nous suivi.
Déchéances de 5 à 10 ans requises
Et Abiba Ntue Ngapout, à la paierie spécialisée du Trésor auprès du Minsanté, écope d’une amende de 1,5 million Fcfa. Rémy Bekolo Edou, comptable-matériel au cabinet du ministre de la Santé, est condamné à 1 million Fcfa.
Alors, pour les déchéances de 5 à 10 ans requises par l’avocat général, les juges s’y sont prononcés. Ils ont estimé que « ces acteurs intervenaient dans un contexte d’extrême urgence. Avec de fortes incertitudes ». Et donc « les déchéances requises contre les mises en cause, ne sont pas justifiées. ». Et pour terminer, la Chambre des comptes n’a pas prononcé de débet. Les juges ont souligné que l’Etat n’avait subi aucun préjudice financier.
















