Samuel Billong, président national du Mouvement réformateur, en évoquant la vie chère, invite les Camerounais à remettre le pays en marche et à devenir maîtres de leur destin lors des prochaines élections législatives.
Le 30 novembre 2025, les conseillers municipaux étaient aux urnes pour des élections des conseillers régionaux alors que le mandat des conseillers municipaux élus le 09 février 2020 a été prorogé jusqu’au 31 mai 2026.
Pour Samuel Billong, président du mouvement réformateur, c’est la preuve que notre système démocratique est totalement détraqué. En effet, argumente-t-il, sans le renouvellement par les Camerounais du mandat des conseillers municipaux, les conseillers régionaux élus récemment n’ont aucune légitimité populaire.
Pertes en vie humaine
De même, avance Samuel Billong, les résultats des deux précédentes élections présidentielles ont été fortement contestés, entrainant des troubles à l’ordre public, de nombreux emprisonnements, l’exil des camerounais et près d’une cinquantaine de pertes en vie humaine pour la présidentielle 2025. « Ce qui est une autre preuve d’un grave dysfonctionnement de notre système démocratique », conclut-il.
Poursuivant, il relève que « le 26 novembre 2025, le Gouvernement a déposé le projet de loi de finances 2026 à l’Assemblée nationale qui l’a adopté le 30 novembre 2025. Soit 4 jours seulement pour étudier le budget du Cameroun. »
D’aucuns diront de cela que le mépris de l’exécutif vis-à-vis du parlement est à l’image du peu d’intérêt que les parlementaires accordent aux populations dont ils rechignent à prendre la défense ». Mais au final, questionne Samuel Billong, qui peut après cela croire au sérieux budgétaire de notre pays. « En fait, dit-il, ce budget s’avère être l’un des plus mauvais sous le renouveau, sinon le plus mauvais, avec une augmentation de 76% par rapport à 2025 du recours à l’emprunt, une augmentation de près de 50% par rapport au budget 2025 non révisé du service de la dette pour une réduction des investissements de 5% ».
Il en vient finalement à conclure qu’« en somme le Rdpc et le gouvernement totalement dépassés par les défis socioéconomiques du pays poursuivent leur course folle vers un endettement toujours plus gigantesque ».
Samuel BILLONG : »La résilience des camerounais n’est pas sans limite. »
Campagne contre la vie chère
En août 2022, le Mouvement Réformateur avait lancé une campagne contre la vie chère. Ce parti politique avait alors adressé ses 10 propositions pour l’amélioration du pouvoir d’achat des camerounais. « Plus de 3 ans après, le Gouvernement n’a toujours pas compris l’impact négatif que le faible pouvoir d’achat a sur l’économie nationale. La hausse des prix des biens et services se poursuit pendant que les salaires stagnent et restent parmi les plus bas du continent », se désole le mouvement réformateur.
Qui pense pour sa part que « c’est seulement parce que le seuil de pauvreté a été ramené autour 800 Fcfa par jour par personne qu’on arrive à la conclusion que près de 50% des camerounais vivent sous le seuil de pauvreté ».
Non sans se demander, que peut-on faire avec 1 500 Fcfa par personne et par jour au Cameroun de nos jours ? Pas grand-chose en tout cas. Surtout que « cette somme n’est même pas suffisante pour couvrir les besoins en transport et loyer des ménages dans nos villes. Autrement, c’est la quasi-totalité de la population camerounaise qui vit en situation de pauvreté ».
Indépendamment des positions partisanes, le mouvement réformateur affirme que cette situation est insupportable. « Il faut mettre un terme à celle-ci et remettre le pays en marche. Il est temps pour les Camerounais de devenir maîtres de leur destin et les prochaines élections législatives sont une opportunité à saisir à cet effet ».
















