Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique (Minsanté), a ordonné le retrait immédiat et la mise en quarantaine les sirops de toux contaminés vendus au Cameroun.
Le ministre de la santé publique a donc appelé ses services à une vigilance maximale face à la circulation de trois sirops de toux contaminés en provenance de l’Inde. En effet, dans sa circulaire du 18 novembre 2025, il a instruit les responsables sanitaires du pays.
De s’assurer que ces produits mis en cause ne figurent pas dans leurs stocks. Et le cas échéant, d’en cesser immédiatement la distribution, la dispensation ou l’administration, avant de procéder à leur mise en quarantaine.
Alors, la démarche du ministre fait suite à l’alerte lancée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’organisation signale la présence d’un contaminant hautement toxique, le diéthylène glycol (DEG), dans trois sirops pour enfants. Les produits concernés sont : ColdRif, Respifresh TR et ReLife.
Pour être plus complet, « ces sirops ont pour indications la toux et le rhume chez les enfants. En effet, l’analyse des trois échantillons suspectés a été menée par l’organisation centrale de contrôle des normes pharmaceutiques de l’Inde ».
Et « cette dernière a révélé que ces sirops étaient contaminés par le DEG. Substance fortement toxique pour l’organisme et pouvant être fatale en cas d’ingestion», écrit le Minsanté. Ces médicaments sont suspectés d’avoir causé la mort de plusieurs enfants en Inde.
Aussi, le ministre de la Santé exige que tout cas suspect soit immédiatement signalé à l’Inspection générale des services pharmaceutiques. Et des laboratoires, afin de permettre une coordination rapide et efficace de la réponse sanitaire.
Le courrier est adressé aux directeurs généraux et directeurs des hôpitaux de première et deuxième catégorie. Aux délégués régionaux de la Santé publique, aux responsables des formations sanitaires publiques et privées des autres catégories. Ainsi qu’aux établissements de distribution en gros, aux officines et à l’ensemble des professionnels de santé.
Le diéthylène glycol dans des proportions de 92 % à 96 %
En principe, le diéthylène glycol, se retrouve dans des proportions allant de 92 % à 96 % dans les échantillons analysés. C’est une substance utilisée dans l’industrie et connue pour provoquer de graves intoxications. Notamment des lésions rénales pouvant entraîner la mort chez les enfants.
Ainsi donc, le ministère entend prévenir au Cameroun tout risque de revivre un drame comparable à celui de 2023. On se rappelle des médicaments pédiatriques fabriqués en Inde. Et qu’ils avaient été impliqués dans la mort de plus de 140 enfants en Gambie, en Ouzbékistan et dans le pays même.
















