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Pr Erero Njiengwe : « La sexualité est désorganisée… »

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Le Pr Erero Njiengwe est Psychopathologue clinicien en service à l’Hôpital Laquintinie de Douala. Il est par ailleurs enseignant dans les universités camerounaises et chercheur associés. Nous l’avons rencontré pour essayer de comprendre le phénomène de dépravation de mœurs en milieu scolaire. Le sexe est devenu un fait banal. Les jeunes se livrent à cœur joie dans les séances de film X. Avec lui, nous avons fait le tour du sujet.

Il y a aujourd’hui dans nos lycées et collèges, dans les grandes métropoles, même dans des villages, ce phénomène de dépravation de mœurs. Comment est-ce qu’il faut expliquer cela ?

Et en tant que spécialiste des sciences du comportement, c’est ça la psychologie, sciences du comportement et du fonctionnement mental, c’est-à-dire ce qui se passe dans la tête des gens et qui peut les amener à produire certains comportements. Et donc c’est à ce titre que je pourrais m’intéresser, à ce sujet où, dans ce qui est décrit, on a l’impression qu’un comportement, notamment sexuel, qui, dans des cadres culturels, sociaux, à peu près adaptés, sont réservés à la vie privée, que cela prend de plus en plus de place, non seulement sur la sphère publique, médiatique, mais aussi dans des tranches d’âge où l’éducation, en principe, voudrait que les comportements sexuels ne soient pas développés et encore moins que ces comportements-là, s’ils devaient se produire, que cela soit réservé à la stricte intimité. Donc c’est quelque chose de l’ordre des valeurs morales, des valeurs éducatives, de la pudeur.

Et donc j’entends dans la question de dépravation des mœurs quelque chose qui serait en lien avec l’exposition sur la place publique de choses qui relèvent de la vie privée et qui, selon les normes culturelles, les normes éducatives, les normes sociales, appartiennent aussi à des tranches d’âge telles qu’on pourrait considérer que ces formes de sexualité sont réservées aux adultes, mais dans la pudeur. Or, ce qu’on souligne dans l’espace public et dans les espaces éducatifs, les lycées, collèges et parfois campus universitaires n’est pas très étonnant. On peut le déplorer bien sûr, mais ce serait difficile que cela se passe autrement, parce que c’est l’exposition à outrance à des images, à des scènes, à des situations qui ne suggèrent pas seulement, ce n’est pas symbolique, c’est exposé de manière explicite dans les médias officiels, dans les chaînes de télévision, c’est exposé de manière explicite sur des affiches, des panneaux publicitaires, c’est exposé dans des chansons et des clips.

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Et aujourd’hui, l’accès à ces différents moyens de communication ou d’information, avec la connexion Internet, les objets connectés, donc téléphone, smartphone, tablette et autres, fait que de manière privée, on peut facilement, je n’évoquerai pas les supports ou les sites qui font ces propositions, mais c’est un accès plutôt facile pour tous et il suffirait que par mimétisme, étant donné que ça n’a pas l’air d’être réprimé, ça n’a pas l’air d’être sanctionné, peut-être même que ça rapporte du prestige, il y en a qui deviennent des stars grâce à ça, mais finalement, on peut, quand on est jeune et qu’on aspire à être un star, utiliser le moyen qui se fait remarquer le plus facilement et peut-être qui peut propulser dans des sphères de célébrité. Donc il y a ce premier axe de lecture qui, malheureusement, rend le problème assez évident, même si c’est regrettable, c’est évident. Voyons peut-être des situations de suggestion qui sont présentes dans la vie quotidienne, parce qu’en matière de sexualité, la sexualité fait partie de la vie normale de tous les animaux et donc le rapport sexuel est en lien avec quelque chose d’attendue et même d’espérée.

C’est l’absence de ça qui peut poser problème à un certain moment et c’est pour ça que dans les sociétés animales en général, il y a une initiation, normalement à la puberté, normalement quand on entre dans l’âge adulte, on considère que c’est acceptable d’apprendre à avoir une vie sexuelle. Et il y avait même dans les sociétés ancestrales des phases d’initiation pour pouvoir créer des foyers en sachant que ces jeunes-là vont prolonger la descendance et autres. Vous voyez que les traditions ne sont pas là pour bannir la sexualité, mais dans une sexualité encadrée avec une pudeur précise et le respect des valeurs.

Les valeurs ont foutu le camp. La sexualité est désorganisée et elle ne se situe plus dans le cadre de l’éducation, des tranches d’âge et des espaces privés. Dans les salles de classe, il y a des compétitions avec des clips vidéo qui sont à l’accès libre et qui passent à la télévision à toute heure.

C’est-à-dire qu’il n’y a pas de tranches horaires à la télévision où des matériels plus ou moins explicites pourraient être diffusés en imaginant qu’à cette heure-là, les enfants dans une maison normale devraient être endormis. Il n’y a plus de tranches horaires. Ça passe 24 sur 24.

Et puis, les canaux de diffusion sur Internet aussi, c’est à la demande. C’est-à-dire qu’à tout moment, on peut avoir cela. Donc, le problème va résider dans la responsabilité des parents, la responsabilité des éducateurs, la responsabilité des figures morales et administratives qui, malheureusement, sont assez défaillantes, ces figures-là.

Parce que quand on regarde aussi dans certaines situations, on se rend compte que c’est parfois un encadreur, c’est parfois un parent, c’est parfois un responsable qui promeut ce genre de choses et parfois exploite la naïveté et l’innocence des mineurs à des fins qui peuvent être questionnables. Donc, c’est une désorganisation globale au niveau de la société. Et si ces faits, évidemment, sont déplorables, il n’en demeure pas moins vrai que la sanction au moment de l’appliquer, si elle devait s’appliquer, s’attarder uniquement sur les mises en cause parce qu’on les a attrapées, peut-être que là, on s’en prend à des victimes et on les confond ou on les fait passer pour des fauteurs de troubles.

Parce qu’aucun enfant ne vient au monde avec cette prédisposition-là. Ce sont des apprentissages liés à l’exposition. Et donc, un mimétisme qui est normal d’un point de vue psychologique, c’est ça qui peut amener ces enfants à le faire.

Donc, s’il fallait envisager des sanctions, peut-être qu’il faudrait remonter le fil de comment ces comportements-là se mettent en place. Et à ce moment-là, des mesures devraient être prises : Du côté d’une forme de régulation de l’audiovisuel, peut-être, où des matériels suggestifs pourraient être plus ou moins codés ou avoir des tranches horaires.

Ou, par exemple, certains clips vidéo, les chansons qui sont diffusées avec une sensibilisation des artistes aussi, permettraient de respecter la pudeur, tout simplement. Ou aussi, les responsables familiaux, les responsables éducatifs prendraient sur eux le devoir de protection de leur progéniture et des mineurs. Donc, il y a des chaînes de responsabilité comme celle-là.

Mais au-dessus de cela, on peut imaginer que dans un pays comme le nôtre, il y a des instances qui ont, le pouvoir de la sanction, le pouvoir de la discipline.

Professeur, Est-ce qu’on ne s’achemine pas vers un trouble de comportement qui va être généralisé avec toutes les conséquences que cela peut engendrer ?

C’est un trouble de comportement, mais un trouble collectif. Et donc, si ce trouble de comportement ne concerne pas quelques individus qui pourraient bénéficier, sous injonction d’une certaine autorité, d’une action correctrice ou corrective qui peut ressembler à une thérapie, c’est-à-dire sensibiliser et rétablir des comportements plus adaptés, ce trouble de comportement étant collectif et généralisé

Quelle mesure prendre pour voir les choses s’améliorer ?

Je parlerai d’abord des conséquences avant d’arriver aux mesures, Les conséquences sont connues. Il y a malheureusement des cas de viol sur les campus, c’est-à-dire d’agression sexuelle ou d’exposition forcée de naïves personnes, des enfants et autres, donc des mineurs, à des scènes sexuelles.

Et ça, c’est traumatisant. Et certaines de ces victimes, de manière très sévère, vont développer des troubles psychologiques sous la forme de phobies, d’évitements. Et l’échec scolaire qui va s’en suivre ne sera pas parce que ces élèves-là étaient défaillants d’un point de vue des connaissances ou de l’aptitude à apprendre, mais parce que les situations où elles ont été exposées sur le campus ont rendu le campus indésirable, un endroit menaçant où la sécurité, la tranquillité ne sont plus garanties.

Et en évitant donc d’être à nouveau exposés à cela, il y a une perte de contact avec la formation, avec l’éducation, et l’échec scolaire peut ensuite en découler. Et ces personnes-là maintenant en échec, qui auront été exposées ou sensibilisées à ce type de comportement, vont peut-être avoir un «couloir» d’existence ou de réussite à travers ces comportements-là qui ne sont pas sanctionnés. Et donc vont se vendre ou vendre des services sexuels à des prédateurs qui abusent donc non seulement de cette naïveté, mais aussi de la vulnérabilité de ces couches de population qui finalement n’ont plus beaucoup d’options.

On peut aussi parler d’un creuset de propagation des maladies sexuellement transmissibles ?

C’est que médicalement parlant, la plupart du temps, on peut les traiter. Mais la mauvaise nouvelle, c’est que l’identité de la personne, le comportement de la personne et la trajectoire de la personne peuvent être biaisées de manière sévère et parfois même irréversible.

On va trouver des personnes, et nous en avons dans notre patientèle, qui aujourd’hui sont dans des filières de proxénétisme ou de consommation de substances, donc de la drogue. Et quand on regarde un peu leurs antécédents, on se rend compte que trop tôt, c’est-à-dire à un âge mineur, parfois il n’avait même pas dix ans, ces personnes ont été soumises à des attouchements de la part d’adultes la plupart ou d’aînés, c’est-à-dire qui sont nombreux dans une seule, dans une même maison. Il y en a un qui est adolescent, les autres ont sept ans, six ans, etc.

Et donc l’adolescent ou cet aîné abusé par des attouchements et parfois par des rapports sexuels sur mineurs. Et donc ces enfants vont évoluer avec quelque chose qui est un tabou parce que c’est resté caché. Il y avait des menaces, des intimidations, tu ne dois pas dire, si tu me trahis, tu es foutu.

Ces enfants vont rester avec un secret qui est lourd à porter. Et psychologiquement, il y a la terreur, la peur des représailles qui l’installe ou les installe maintenant dans des troubles anxieux, des angoisses, des attaques de panique et même la paranoïa parce qu’on va se méfier de tout le monde. Et puis tout ce qui évoque un peu tout ça va provoquer des attitudes de méfiance ou de fuite.

Ces personnes, pour se calmer quelquefois, vont recourir à des substances parce que ça calme. Malheureusement, le problème étant de longue durée qui peut revenir sur la scène, Mais cette personne va avoir une consommation prolongée, répétée. La tolérance que le système nerveux développe par rapport à ça va faire qu’à chaque fois, il va falloir augmenter les doses et cette dose instaure un système de dépendance où le cercle vicieux va le bloquer dans quelque chose d’irrémédiable.

Et pour avoir sa dose, la personne va se vendre, donc c’est le commerce sexuel, parce que quand on est dans des consommations un peu plus fortes, l’accès à ces substances n’est pas toujours aisé, donc ça peut coûter très cher. Et donc certaines filles et même certains garçons, pour avoir leurs substances, leurs produits, se vendent physiquement pour avoir la dose et c’est la porte ouverte à toutes ces infections. Mais c’est aussi la porte ouverte à des comportements délictuels qui peuvent consister, par exemple, à tricher, mentir, soutirer des objets, c’est-à-dire voler, pour les vendre afin d’obtenir les moyens financiers d’acquérir le produit.

Or l’urgence du produit est telle que la valeur de l’objet qu’il a volé, un téléphone intelligent de très haute gamme, par exemple, ça peut être vendu au prix de rien, parce que ce qui est urgent pour lui à ce moment-là, c’est d’avoir de quoi acquérir sa dose. Et ça va être dans des récidives, comme ça il y a des spirales, et ça va se terminer aux mains peut-être d’un règlement de compte avec des violences, des rixes, ou peut-être au niveau de la prison où des représailles ou des intimidations peuvent s’imposer à lui en prison. Ou même là-bas, si le rapport de force est tel qu’il a plus d’expérience, peut-être qu’il devient le caïd en prison au milieu des apprentis qu’il aura trouvé là-bas, et on entretient donc en prison un système de délinquance d’experts.

Et donc les conséquences de ce type de situation, on ne peut pas les anticiper de manière suffisante, et donc chaque cas qui se présente mérite d’être géré de manière circonstanciée et urgente pour éviter des évolutions qu’on ne maîtrise pas. Sachant que la plupart du temps c’est un itinéraire éducatif, un itinéraire développemental et un itinéraire humain.

Est-ce qu’on peut guérir le mal aujourd’hui ? Comment ?

À titre individuel, la réponse est oui. C’est-à-dire s’il y a un repérage précoce qui, au lieu de passer par des moyens punitifs, des sanctions, met en avant l’encadrement dans la sensibilisation, et puis la prise en charge psychologique des mises en cause, de la sensibilisation des parents et de l’espace éducatif, c’est-à-dire de l’environnement scolaire. Oui, on peut engager des actions pour freiner cette tendance-là, et on peut sauver des individus. Donc ça c’est le premier niveau de prise en charge.

Maintenant, la prise en charge, étant donné que ce n’est pas un phénomène isolé, passe aussi par des mesures fortes d’ordre institutionnel. C’est-à-dire qu’il y a des ministères en charge de l’éducation, des enseignements secondaires, et même au niveau des campus universitaires, parce que ce qui a été décrit là, les universités, peut-être, sont un espace encore plus poussé de ce type de situation, et je crois que des faits de cet ordre ont quand même circulé dans la presse aussi, relevant justement des campus universitaires. Donc ça veut dire que les instances éducatives de tous les niveaux, primaires, secondaires et supérieures, devraient se donner les moyens d’encadrer à travers un code éthique certains comportements, de manière à ce que les valeurs qui sous-tendent le développement et l’intégrité de la personne, que ce soit présent à chacun des niveaux, en aidant aussi certains encadrants, c’est-à-dire des enseignants par exemple, à résister à la faiblesse de la pédophilie, qui consiste donc à recourir à des services sexuels des mineurs, tout en abusant de son autorité par l’intimidation, pour soumettre donc des élèves parfois mineurs, et même quand ils ne sont pas mineurs, ils sont en position de faiblesse, les soumettre à des interactions sexuelles.

Est-ce qu’il ne faut pas des gens formés pour ça ? Il faut des gens formés dans les écoles, non?

Pr Erero Njiengwe

Peut-être qu’on aurait dû commencer par ça, parce qu’il s’agit après tout du bien-être, de l’intégrité psychologique, de la santé mentale sur les campus. Si cette santé mentale est relativement vulnérable en famille, sur le campus scolaire, on devrait avoir une chance, une occasion de rattrapage, parce que certaines familles sont vraiment en difficulté avec l’alcoolisme, des problèmes de violence et autres, et si un enfant sortait de là et trouve sur le campus scolaire des professionnels ou un dispositif outillé en compétences de santé mentale, peut-être que ce serait un repêchage, un sauvetage de cet enfant par rapport à l’environnement de vie d’où il vient. Donc, premièrement, des psychologues scolaires qu’il faudrait former, parce que dans notre système, jusqu’à date, ce corps de métier n’existe pas.

On peut sur certains campus trouver des personnes qui sont diplômées de la psychologie et qui ont une affinité personnelle avec l’environnement scolaire et qui vont y déployer ce que, de manière générale, on est capable d’offrir quand on a une formation en psychologie, mais ça ne relève pas de la spécialité qu’on appelle la psychologie scolaire, qui devrait donc offrir des prestations au bénéfice direct des apprenants, donc des enfants, mais surtout des enseignants, afin que cette dyade entre les enfants qu’on a sous notre responsabilité en tant qu’enseignants et les adultes que nous sommes en responsabilité pour leur éducation, que ça corresponde à ce qui est le plus souhaitable en matière de sécurité, de promotion, du bien-être, de la santé psychologique, qui est une base de la réussite dans la vie et cette réussite dans la vie passe aussi par la réussite scolaire, qui est un premier palier pour toutes les sociétés. Et donc la psychologie scolaire, mais il faut aussi que les psychologues soient présents dans des espaces de santé, parce que les victimes de certaines de ces scènes-là se retrouvent quelquefois amenées dans des centres de santé. On va, si c’est un viol, sur le plan chirurgical, on va recoudre, on va faire des pansements, on va donner des médicaments pour prévenir des infections sexuellement transmissibles et puis peut-être on va prendre des mesures disciplinaires à l’encontre de l’assaillant, de l’agresseur et autres.

Et donc quand on aura fait ça, la victime qui, sur le plan émotionnel, sur le plan psychologique, vient d’enregistrer dans sa mémoire des scènes qui sont donc traumatiques, qu’est-ce qu’elle devient avec ça? Et donc l’espace de soins où tout public est censé arriver avec des difficultés, qu’elles soient celles-là spécifiquement ou d’autres, mériterait peut-être d’offrir des compétences spécialisées en santé mentale dans le cadre précis des soins psychologiques pour pouvoir désamorcer ce type de situation quand elles arrivent. Et plus généralement que cette formation elle-même au niveau institutionnel mette en avant le côté professionnel et pratique de l’intervention psychologique qui pour l’instant n’est pas le format d’enseignement le plus visible dans les formations académiques dans notre pays.

En Europe aujourd’hui, parlant des réseaux sociaux, on entend une restriction dans leur utilisation aux enfants de 14 ans. Est-ce que ce n’est pas une solution qu’on peut aussi envisager au Cameroun?

Des mesures comme celles-là mériteraient non seulement d’être envisagées, mais pour ça peut-être qu’il faudrait qu’en plus des décrets et des mesures qui sont assez faciles à produire et à diffuser, qui est techniquement la capacité à contrôler tous ces contenus qui sont donc d’accès plutôt libre à tout usager disposant d’un outil qui est capable de se connecter et de visionner des vidéos. Mon expertise personnelle ne me permet pas d’avoir un avis pertinent dessus, mais naïvement, j’ai l’impression qu’en Europe, ces mesures sont prises en comptant sur le pouvoir de coercition dont dispose l’autorité administrative sur les diffuseurs et donc les serveurs. Qui sont la plupart du temps des serveurs occidentaux, peuvent tenir compte des limites qui leur sont imposées et donc pour les connexions, pour l’utilisateur final, inclure des critères d’accès tels qu’il n’y ait pas besoin d’un surveillant derrière l’utilisateur final pour que l’accès soit accepté ou refusé.

Maintenant, la question se pose dans notre environnement à nous, est-ce qu’une mesure administrative limitant ces accès-là pourrait affecter les serveurs, les diffuseurs, sachant que très probablement ils ne sont pas sur notre territoire et que le périmètre du pouvoir de l’autorité d’un décret dans notre pays, dans le meilleur des cas, se limite au triangle national et peut aussi, dans certaines mesures, concerner les Camerounais hors du Cameroun, mais on peut difficilement voir l’impact que ça pourrait avoir dans la restriction aux accès. Est-ce qu’on devrait passer à un système dans lequel les appareils qui sont vendus sur le territoire Camerounais intègrent une application qui bloque la possibilité de ce type de connexion ou qui, justement, requiert un compte adulte pour pouvoir donner l’accès à ce type de contenu ? Donc ça, ça supposerait qu’il y ait une volonté au niveau gouvernemental et que la puissance de cette volonté puisse s’imposer aux producteurs de ces objets connectés, tels que chacun de ces objets arrivant sur le marché Camerounais,

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