Le riz exempt des contrôles phytosanitaires par avis N° 39 du 12 mars 2012, du Comité consultatif d’orientation du PAD, fait l’objet de la convoitise de Régie phytosanitaire et sanitaire du port de Douala. Evocation….
Ce qui se passe à la Régie phytosanitaire et sanitaire du port de Douala dérange les opérateurs de la filière. Et plus particulièrement les sociétés de traitement phytosanitaire qui interviennent sur le traitement des marchandises, à l’import et à l’export.
Le riz n’était pas concerné
Selon certaines informations recoupées dans l’enceinte portuaire, il y a un grand problème sur le riz. En effet, nous explique une source bien introduite, en 2012, le Synsthar-Phyto, bien connu dans les milieux portuaires. Et qui lutte pour l’assainissement du secteur phytosanitaire s’est engagé dans le processus d’homologation des tarifs des services phytosanitaires.
Pour la santé financière et des opérateurs économiques. Ce syndicat avait alors pris les dispositions de présenter un compte d’exploitation des sociétés de traitement pour pouvoir homologuer des tarifs. Parce qu’il n’y en avait pas.
Suivant les mêmes sources, le processus a été mis en place. Et dans les propositions tarifaires présentées pour examens, le riz n’était pas concerné. Sur les 16 postes, le comité consultatif a donné son avis. Le document a été transmis à l’administration générale du port de Douala.
Le port de Douala a saisi le conseil d’administration. À sa 99ème session, c’était dans les années 2012. Après l’examen, le conseil d’administration s’est penché sur l’avis numéro 39 pour rendre cette homologation. Or, le riz a été exclu, puisque c’était une denrée de première nécessité.
Dans le document portant homologation des tarifs des contrôles phytosanitaires, l’article 4 précise que le riz ne subit pas le tarif.
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14 000 tonnes de riz contrôlées à 8 millions Fcfa
Le Synsthar-Phyto devrait donc se retrouver avec les importateurs du riz pour revoir la copie. Pour trouver un prix conventionnel et le soumettre à ‘homologation. Seulement, au terme de nos enquêtes, la Régie phytosanitaire fait des facturations sur les importations du riz. « Aujourd’hui, vous trouverez que, par exemple, vous avez 14 000 tonnes de riz. A la Régie phytosanitaire, vous payez 8 millions Fcfa ».
« Qui sont encaissés par le PAD. C’est un vice de forme. On ne sait pas pourquoi le port de Douala bafoue les règles du jeu. La régie Phytosanitaire veut asphyxier les importateurs de riz. Qui, à défaut de suspendre l’approvisionnement, vont faire la surenchère, et c’est le pauvre qui va subir. Cette situation met mal à l’aise les acteurs de la filière riz », a dit sous cape un opérateur économique.
Approché, aucun membre du Synsthar-Phyto n’a voulu commenter cette affaire. Leur président nous a dit suivre l’évolution de la situation. Et a promis nous recevoir dans les tout prochains jours pour un entretien.
Affaire à suivre donc.
















