Une attaque attribuée au JNIM a coûté la vie à au moins quinze chauffeurs dans l’ouest du Mali. Le convoi, composé de camions-citernes transportant du carburant, a été pris dans une embuscade particulièrement violente. Cet assaut est rare sur cet axe routier. Il montre la pression croissante exercée par les groupes jihadistes sur les voies d’approvisionnement stratégiques du pays.
Au moins quinze chauffeurs ont été tués jeudi dernier lors d’une attaque attribuée à des jihadistes dans l’ouest du Mali. Le convoi transportait du carburant et des dizaines de camions-citernes ont été détruits. L’AFP a appris ces informations lundi auprès de sources locales et sécuritaires.
Depuis septembre, les jihadistes du JNIM, affilié à Al-Qaïda, imposent un blocus sur plusieurs villes maliennes. Ils attaquent régulièrement ces convois, asphyxiant l’économie du pays et celle de la capitale.
Cette attaque s’est produite sur l’axe reliant la frontière sénégalaise à la grande ville de Kayes. Elle marque une nouvelle intensification des offensives après plusieurs semaines d’accalmie au Mali.
« Les combattants du JNIM les ont arrêtés avant de les exécuter à bout portant, les yeux bandés », a déclaré une source sécuritaire.
Cette source, s’exprimant anonymement, recense au total dix-huit victimes.
« Nous avons dénombré 15 corps de chauffeurs sur le terrain. Un responsable du village voisin a indiqué à un animateur de radio locale que les jihadistes avaient abandonné les corps sur le terrain à côté des citernes calcinées
Les odeurs de putréfaction des corps
© Agence France-Presse
















