Les professionnels de la santé définissent les Maladies Tropicales Négligées comme étant un groupe de 20 infections qui touchent principalement les populations pauvres dans les régions tropicales et subtropicales, Evocation
Dans les explications des médecins et autres, ces maladies sont transmises par des vecteurs comme les moustiques ou les mouches. Dans les conséquences, elles provoquent une incapacité, une défiguration et des retards de développement. Seulement, elles reçoivent peu d’attention en termes d’investissements pharmaceutiques et de recherche. Les exemples les plus courants impliquent, la maladie du sommeil, la schistosomiase, le trachome, dengue, la rage, l’onchocercose et la lèpre, qui entretiennent le cycle de la pauvreté.
10 nouveaux cas en 2026
Parmi ces maladies, la schistosomiase et la lèpre ont attiré notre attention. D’abord la lèpre, une maladie transmise par le bacille de Hansen, A la léproserie de la Dibamba, l’on nous fait comprendre que cette maladie, « existe depuis beaucoup d’années et on trouve toujours des cas aujourd’hui. Mais On n’en parle plus beaucoup, parce qu’il y a quelques années, le Ministère de la Santé publique et l’Oms avaient déclaré que c’était des maladies qui avaient disparu », explique Joseph Cedric Ndenneu infirmier principal.
Pour l’année 2026, l’on a déjà enregistré 10 nouveaux cas. Entre-temps « nous avons les anciens malades qui prennent des soins. On a eu aussi 3 cas de rechute. On a eu en 2020, 2 jeunes. Des gens de moins de 40 ans. Et 20 ans après, la maladie est revenue à nouveau. Les couches d’âge les plus exposées, c’est les mineurs, les enfants de 13 ans et 20 ans. En 2020, il y avait plus d’enfants. La maladie concerne autant les femmes que les hommes, révèle Carine Motanga, infirmière principale en service à la léproserie de Dibamba.
Plus de 2 millions de Camerounais sont atteints
Pour ce qui est de la Schistosomiase, les médecins la définissent comme étant une maladie parasitaire aiguë ou chronique qui touche les viscères de l’être humain et touche également des millions de personnes. Elle est « causée par des vers plats du genre Trypanosoma, d’où le nom trypanosomiase. En termes médicaux, généralement, ces vers plats sont appelés la classe des trématodes, et dont il existe trois espèces majeures affectant l’être humain, notamment le Schistosoma haematobium, le Schistosoma mansoni, le Schistosoma japonicum. Et ceux-ci touchent des organes précis chez l’être humain » explique le Dr Fougoum qui va plus loin dans ses explications : « Le Schistosoma haematobium, par exemple, est l’une des principales espèces au Cameroun touchant les organes génitaux urinaires. Vous allez voir dans la symptomatologie, généralement, des enfants ou des personnes affectées qui pissent, entre guillemets, du sang ». Tandis que « le Schistosoma mansoni, le Schistosoma japonicum et quelques autres vont beaucoup plus se concentrer sur la sphère intestinale, donnant des symptômes digestifs, douleurs abdominales, vomissements, diarrhées parfois et bien d’autres », dit-il.
La maladie existe au Cameroun. Les statistiques prises dans diverses sources nous révèlent que plus de 2 millions de Camerounais sont atteints de cette maladie. Et que plus de 5 millions, sont à risque de contracter la maladie. Donc « c’est une maladie qui est assez prévalente au Cameroun, particulièrement chez les enfants », confirme le Dr Jodel Fogoum Nzongang.
Et donc, ces maladies sont négligées pour des raisons évidentes : « Si on parle de maladies tropicales négligées, c’est des maladies pour lesquelles on ne déploie pas assez de moyens matériels et financiers pour pouvoir mener la recherche, investiguer et davantage prendre en charge ces maladies » va expliquer le Dr Kamgue qui appelle à la responsabilité des Etats, « Nos États africains doivent prendre leurs responsabilités et financer certaines pathologies qui ne sont pas financées par des Ong pour qu’elles ne soient plus négligées », le message est clair.
















