Selon les députés issus des rangs de l’opposition, la loi de finance aurait donc dû être transmise au plus tard le 19 octobre 2025.
Le projet de Loi de Finance pour l’exercice 2026. Ainsi que son exposé des motifs ont été soumis à l’examen du Parlement. Ils exposent les grandes lignes de la politique budgétaire de l’État pour l’année 2026. Ses priorités, ses sources de financement ainsi que la structure générale des recettes et dépenses publiques.
Selon les économistes, « ce projet de loi met en avant une ambition d’investissement et de relance économique. Accompagnée toutefois d’un niveau d’endettement élevé et croissant. Ce qui constituera un point d’attention majeur pour la soutenabilité financière du pays ». Eux qui affirment qu’en termes de loi, l’assemblée nationale prêcherait par le mauvais exemple.
L’article 57 de la loi du 11 juillet 2018 portant régime financier de l’État stipule. Que la loi de finance et ses annexes doivent être transmises au Parlement. Au moins 15 jours avant l’ouverture de la session budgétaire, c’est-à-dire celle de novembre. Or « pour l’exercice 2025, la session budgétaire a démarré le 3 novembre 2025 dans les deux chambres du Parlement. La loi de finance aurait donc dû être transmise au plus tard le 19 octobre 2025 », soutiennent ils.
Saupoudrage
Et de poursuivre : « Non seulement cette obligation n’a pas été respectée. Mais c’est le 26 novembre 2025 soit plus d’un mois de retard que le texte arrive enfin à l’Assemblée nationale ». Pour Jean Michel Nintcheu, député de la nation. Ce laps de temps d’étude de l’important document financier de l’Etat ne peut qu’aboutir qu’à un saupoudrage
Élaboré conformément à la loi n°2018/12 du 11 juillet 2018 portant régime financier de l’État. Le budget de l’État pour 2026 s’équilibre en recettes et dépenses à 8 816,4 milliards Fcfa. Contre 7 335,9 milliards en 2025, soit une augmentation de 1 480,5 milliards Fcfa. En taux, une progression de +14,0%. Le budget général est fixé à 8 683,9 milliards Fcfa en hausse de 1 014,9 milliard par rapport à 2025.
Des recettes internes projetées
A propos de la structure des recettes publiques, force est de noter que « les recettes internes sont projetées à 5 887,0 milliards Fcfa. En hausse de 452,2 milliards (soit +8,3%). Elles se répartissent comme suit : Recettes pétrolières & gazières : 523,7 milliards. Recettes fiscales et douanières : 4 889,5 milliards, Recettes non fiscales : 400 milliards et dons : 73,8 milliards ».
Pour ce qui concerne les dépenses publiques et évolution des engagements, ces dépenses majeures concernent : Personnel 1 625,4 milliard. Biens & services 1 206,0 milliard, transferts et interventions 2 026,8 milliards et dette publique 2 026,3 milliards Fcfa.
Relevons que la dette prend une part significative du budget, ce qui traduit la pression financière de l’État. Le BIP représente 35,7% des dépenses primaires. Mais sa part dans le budget total de l’État diminue à 22,8% en 2026, contre 24,2% en 2025. Le solde global reste déficitaire, atteignant 631,0 milliards Fcfa, contre 309,9 milliards en 2025.
Pour couvrir ce déficit, l’État prévoit plusieurs leviers. Notamment : tirages sur prêts-projets : 826,7 milliards, titres publics : 400 milliards, financements bancaires : 589,7 milliards. Appuis budgétaires : 120 milliards, financements exceptionnels : 167,8 milliards, et emprunts extérieurs : 1 000 milliards Fcfa. On note un recours important à l’endettement extérieur.
















