Après un parcours remarqué à la Crtv et une formation en Belgique, Adrien Takoufo entame une nouvelle étape de sa carrière au Canada, où il se spécialise dans les arts et la culture. Il s’ajoute ainsi à la longue liste de journalistes camerounais talentueux qui quittent de plus en plus le pays pour exercer à l’étranger.
L’ancien journaliste camerounais, Adrien Takoufo, poursuit son parcours à l’international. Après avoir travaillé à la Cameroon Radio Television (Crtv) et obtenu un Master en presse et information à l’Ihecs de Bruxelles, il a récemment rejoint Cbc/Radio-Canada Saskatchewan en tant que reporter, prioritairement chargé des arts et de la culture.
C’est par une publication discrète sur Facebook, le 5 février 2026, que l’ancien reporter a officialisé son arrivée. Quelques photos le montrent en reportage, badge au cou, avec la mention sobre « Cbc / Radio-Canada ». Un moyen simple mais efficace d’annoncer ce nouveau chapitre professionnel.
Ses premiers sujets montrent sa capacité à traiter des thèmes variés. Il a notamment couvert l’aide apportée par l’Armée du Salut à Prince Albert après un incendie ayant détruit le centre d’accueil des personnes vulnérables, ainsi que la nomination d’un nouveau responsable provincial de la sécurité, face à la montée de l’insécurité.
Avant son départ du Cameroun, Adrien Takoufo avait déjà construit un solide parcours. Formé à la Crtv, il a ensuite poursuivi ses études en Belgique, décrochant un Master en presse et information à l’Ihecs de Bruxelles, avec un mémoire sur les difficultés rencontrées par les étudiants africains dans le pays en Aout 2024. Cette formation lui a donné un regard critique et analytique, utile pour ses nouveaux reportages.
Un réseau croissant de journalistes au Canada
Avec son arrivée, il rejoint ainsi un réseau croissant de journalistes camerounais au sein de Cbc/Radio-Canada, preuve de la capacité des professionnels formés au Cameroun à s’adapter à des médias internationaux. Des noms comme Cédrick Noufele, Laïssa Armelle Pamou ou Godlove Kamwe montrent que le talent camerounais trouve sa place dans des environnements exigeants.
Si cette réussite collective force l’admiration, elle soulève aussi des questions sur le métier de journaliste au Cameroun. Beaucoup de talents formés localement choisissent de s’expatrier pour de meilleures conditions de travail, des perspectives de carrière plus larges, ou simplement l’envie de découvrir de nouveaux horizons.
















