Un incendie a ravagé, le 7 février 2026, un camp de déplacés internes à Kolofata. Plusieurs centaines d’abris partis en fumée, au moins un mort et des milliers de sinistrés.
Le feu a frappé sans avertir le 7 février 2026. En effet, un violent incendie a ravagé un camp de déplacés internes à Kolofata, dans la région de l’Extrême-nord. En quelques heures, on parle de plus de 500 abris ont été entièrement détruits, laissant des milliers de personnes sans logement.
Le sinistre s’est déclaré dans la journée. Attisées par la promiscuité du site et la fragilité des matériaux, les flammes se sont rapidement propagées. Les habitants n’ont disposé d’aucun moyen efficace pour contenir l’incendie et les dégâts sont considérables. Selon les premières informations, au moins une personne a perdu la vie. Mais il s’agit là d’un bilan humain encore provisoire. Une perte lourde dans une communauté déjà éprouvée par les déplacements forcés et l’insécurité persistante dans le bassin du lac Tchad.
Les familles ont tout perdu, vêtements, vivres, ustensiles, documents. Les rares biens accumulés au fil des années ont disparu. Femmes, enfants et personnes âgées constituent la majorité des sinistrés, désormais exposés à une extrême vulnérabilité.
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Les besoins dépassent les capacités immédiates
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a réagi dès le lendemain. Sur sa page Facebook, le HCR indique que l’incendie a aggravé des conditions de vie déjà fragiles. Toutefois, l’organisation travaille avec les autorités locales pour répondre à l’urgence. Des abris temporaires sont en cours de mise en place et les articles de première nécessité sont distribués. Un accompagnement psychosocial est également prévu pour les familles touchées. Pour le HCR, une action coordonnée reste indispensable face à l’ampleur des besoins.
Sur le terrain, les humanitaires tirent la sonnette d’alarme. Les besoins dépassent les capacités immédiates. Nourriture, soins, protection et logements d’urgence sont requis sans délai car la situation humanitaire déjà critique se détériore davantage. Les causes de l’incendie restent cependant inconnues. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine du sinistre. Pendant ce temps, les appels à la solidarité se multiplient.
















