pixel

Combinaisons, sel et rayures : les looks phares de la Fashion Week de Milan

Date:

Pages jaunes
Trans Afrique

La Fashion Week de Milan s’achève en apothéose. Les principaux défilés ont offert une saison marquée par des robes époustouflantes, des tailleurs impeccables et des sacs à main somptueux. Mais c’est surtout la mode cuir qui s’impose comme tendance phare : manteaux sculptés, jupes structurées, silhouettes affirmées. Ainsi, Milan confirme son rôle de laboratoire du luxe et de l’audace stylistique.

Voici quelques-uns des looks phares des collections printemps/été 2026 :

Le chic des années 20

Le directeur artistique de Ferragamo, Maximilian Davis, a fait un saut dans les années 1920 avec une collection chic et colorée de costumes de l’époque de la Prohibition et de robes taille basse aux dos nus et longues franges, rehaussées d’une touche d’imprimé animalier.

« C’était une époque où chacun se créait un espace personnel et se rebellait contre les normes sociales, et cet esprit se reflétait dans les garde-robes », a-t-il déclaré dans le compte-rendu du défilé.

Antonio Marras a revisité la même époque, imaginant les écrivains Virginia Woolf, D. H. Lawrence et Katherine Mansfield en vacances en Sardaigne.

Sur un podium constitué de tas de sel, célèbre produit de l’île faisant ici office de sable de plage, les mannequins étaient vêtus de robes et de costumes à motifs, portant des carnets de croquis, des valises et même un violon.

Chemises et rayures

Prada s’est une fois de plus inspiré de l’uniforme, avec des combinaisons au style militaire, des chemises portées sous des robes aux tailles ajustées et des jupes amples, accessoirisées de longs gants de soirée.

Chez Fendi, on a pu voir des robes-chemises boutonnées ainsi que des chemisiers transparents à cols serrés, un mélange décrit comme « à la fois masculin et féminin ».

Chez Tod’s, des chemises rayées surdimensionnées étaient portées sur des minijupes en cuir, tandis que les rayures, plus nombreuses et diagonales cette fois, se déployaient sur des robes drapées et des sacs à main assortis, dans des tons chauds et naturels.

Des pantalons rayés brillants pour hommes et femmes, couplés à des chemises à imprimés criards, ainsi que des chemises fluo portées sous des costumes sombres ont caractérisé les débuts de Dario Vitale chez Versace.

La maison a déclaré que le thème de la collection était « une élégance extravagante et simple, conçue pour une vie guidée par les émotions ».

Dolce & Gabbana, pour sa part, a réinterprété le classique pyjama rayé masculin, en y ajoutant des détails de joaillerie ou en l’associant à de la lingerie noire pour une femme évoluant « entre boudoir et vie citadine ».

Au premier rang du défilé se trouvaient les acteurs Meryl Streep et Stanley Tucci du film « Le diable s’habille en Prada ». Il semblerait qu’il porte désormais du D&G !

Ceintures et élastiques

Les silhouettes s’étirent. Les jupes deviennent fluides. Les vestes affichent des épaules larges. Les pantalons, amples, gagnent en souplesse. Mais chez Fendi, les détails resserrent le propos. Élastiques et cordons de serrage, inspirés du sportswear, structurent les volumes. Ainsi, le confort rencontre la précision.

Chez Max Mara, l’élastique noir devient signature. Porté sur un manteau à imprimé floral, l’élastique noir souligne la taille avec précision. Au-dessus d’une jupe crayon, il épouse les courbes et structure la silhouette.

En contraste, il accompagne une robe en plumes d’organza noir, ample et aérienne, créant un jeu de tensions entre retenue et extravagance. Ainsi, la ligne se tend, entre structure et légèreté.

Ian Griffiths cherche le choc visuel. Le styliste de Max Mara voulait un élément moderne, clinquant, vif. Objectif : contraster avec le vaporeux, le délicat, le féminin. Il assume l’ambiguïté. « Il y a quelque chose de presque fétichiste là-dedans », confie-t-il. Ainsi, la collection joue sur les oppositions, entre douceur et provocation.

Emporio Armani mise sur les attaches. Le style kimono s’impose, noir ou éclatant. Il ceinture des hauts, structure des pantalons. Il glisse aussi sur des robes vaporeuses. Ainsi, la silhouette conjugue fluidité et précision.

Chez Boss, les ceintures sculptent la silhouette. Fines ou larges, elles se portent bas sur la taille. Elles soulignent des vestes en cuir, aux extrémités laissées lâches. Ainsi, la structure se relâche sans perdre en impact.

Tout ce qui brille

Milan joue sur les contrastes. Au cœur du luxe discret et de l’élégance décontractée, le glamour s’impose. Roberto Cavalli en incarne l’excès. Il présente sa collection “Gold Obsession” sur un podium doré. Ainsi, l’extravagance devient manifeste, entre éclat et provocation.

Fausto Puglisi convoque une icône. Il cite la Cléopâtre d’Elizabeth Taylor parmi ses influences majeures. Sa collection célèbre l’or dans toutes ses textures. Les robes, légères et moulantes, ondulent entre jersey fluide et dentelle enduite. Ainsi, le styliste mêle sensualité antique et éclat contemporain.

La marque tranche sans détour. Sa collection « ne fait aucun compromis ». L’or ne se limite pas à une couleur. Il incarne une vision esthétique : précieuse, audacieuse, contemporaine. Ainsi, chaque pièce affirme une posture, entre éclat et radicalité.

Demna mise sur le glamour. Pour sa première collection chez Gucci, il choisit le tapis rouge comme décor. La présentation prend la forme d’un court-métrage. Demi Moore en est l’égérie. Ainsi, la maison italienne fusionne cinéma et haute couture.

Les volumes s’imposent. Des manteaux en fausse fourrure se métamorphosent en robes spectaculaires. Les bodys argentés captent la lumière. Les robes, parfois extravagantes, s’affichent sans retenue. L’une d’elles a marqué les esprits : Serena Williams l’a portée sur le tapis rouge. Ainsi, la collection brouille les frontières entre podium et performance.

Rétrécir et raccourcir

Chez Missoni, la silhouette se rétracte. « Tout se raccourcit », annonce le livret de présentation. Les mannequins défilent en slips de bain. Les shorts se retroussent, jusqu’à frôler l’invisible. Les minirobes glissent en t-shirts dos nu. Ainsi, la collection joue sur l’effacement des longueurs et l’audace des coupes.

Les combinaisons s’affichaient en contraste. Certaines s’accordaient à des hauts aux motifs audacieux, signature de la maison. D’autres glissaient sous des vestes cintrées. Malgré la pluie battante, les jambes restaient nues. Ainsi, la silhouette défiait les éléments avec style.

Chez Fendi, les combinaisons se déclinent en deux styles. Certaines s’associent à un blouson bleu au look sportif. D’autres s’ornent de fleurs, pour une touche plus romantique. Chez Tod’s, la palette s’échauffe. Les sous-vêtements orange brûlé s’accordent à un maillot et une écharpe imprimée. Ainsi, chaque maison joue sur les contrastes et les harmonies.

Source : Agence France-Presse

- Pub -
Pages jaunes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

spot_imgspot_img

Populaires

Dans la même catégorie
Associé

Affaire Romeo Dika : Son épouse répond aux accusations

Dans un direct virulent, NGO BANACK MADELEINE répond aux...

Décès de la légende Jimmy Cliff : héritage musical et engagement politique salués dans le monde entier

Décès de la légende Jimmy Cliff. Né James Chambers,...

Moumi Ngamaleu : Scandale sur la vie privée de l’international

L’international camerounais Nicolas Moumi Ngamaleu se retrouve au cœur...

Egypte: cinq choses à savoir sur le Grand musée égyptien

Le Grand musée égyptien (GEM) qui sera officiellement inauguré...