Quatorze régisseurs accrédités par la Cud se sont regroupés pour exprimer leurs réserves et dénoncer certaines pratiques de l’Arpc.
Ils pointent notamment : des prises de position publiques en leur nom, sans mandat, alors que l’Arpc n’est plus représentatif. Cette association ne représente pas l’ensemble des régisseurs du secteur. Des interventions auprès des autorités ministérielles, contestant le rôle des collectivités territoriales dans la gestion de l’implantation des supports publicitaires.
Des affichages de messages non autorisés, créant la confusion parmi les annonceurs et brouillant l’application des règles en vigueur. En plus de cela, une communication biaisée, risquant compromettre le dialogue entre les acteurs du secteur et les autorités compétentes.
De plus, les régisseurs accrédités rappellent que l’Arpc n’est pas reconnue par les principales instances officielles du secteur. Les dénonciateurs citent : Le conseil national de la publicité, l’organisation nationale des agences conseil en publicité. Et l’Association des régisseurs du Cameroun, toutes trois en activité depuis plus de dix ans.
Impact positif des mesures prises
Depuis l’application de la nouvelle régulation, les recettes publicitaires de la Cud ont augmenté de 113% depuis 2020. Cette évolution témoigne de l’impact positif des mesures prises par la municipalité. Qui permettent de structurer un secteur autrefois marqué par des pratiques informelles et une faible contribution aux finances publiques.
Garantir des recettes pérennes
En renforçant son cadre réglementaire et imposant un système d’accréditation, la mairie de Douala vise à lutter contre l’évasion fiscale. Celle-ci est liée aux activités publicitaires non déclarées. La mairie de la ville veut réduire l’affichage anarchique et améliorer l’esthétique urbaine. Elle veut également garantir des recettes pérennes pour financer les infrastructures et services publics. Et pour terminer, favoriser une concurrence plus saine, en définissant des règles claires pour tous les opérateurs du secteur.
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Il convient de souligner que l’Arpc avait invoqué la libre concurrence pour contester la régulation municipale. Face à cette nouvelle organisation, l’Arpc, dirigée par Aristide Bounah, avait exprimé son désaccord, en invoquant la loi de 1998. Une loi portant sur la libre concurrence du marché publicitaire. Selon l’Arpc, la régulation municipale instaurée par la Cud limiterait l’accès au marché et contreviendrait aux principes de libre concurrence.
















