C’est du moins ce qui ressort des analyses faites par les pédiatres néonatologistes, lorsqu’on parle de ces enfants nés prématurés.
Pour revenir donc sur les enfants prématurés. Les professionnels de la santé les définissent comme toute naissance qui survient avant la 37è semaine d’aménorrhée. Donc avant la fin du 9ᵉ mois. Ce qu’il faut aussi retenir, c’est que dans la prématurité, il y a une classification.
On parle de très grand prématuré lorsqu’on est né avant la 20ᵉ semaine. De grand prématuré lorsqu’on est né entre la 28ᵉ. Et la 32ᵉ semaine + 6 jours et le moyen prématuré entre la 32ᵉ et la 36ᵉ + 6 jours,
Alors, les causes de ces naissances sont connues et multiples. « La prématurité peut être due aux causes liées à la mère, au fœtus ou aux deux. En ce qui concerne la mère, ça peut être des pathologies qui entravent la santé de la maman. Et qui menacent la venue prématurée de l’enfant, notamment les pathologies cardiovasculaires comme une hypertension. Tout ce qui est autour du placenta comme infection ».
Mais « aussi, lorsque les grossesses sont multiples. Lorsqu’on a déjà plus de deux fœtus, trois fœtus, on a un risque d’avoir un accouchement prématuré et si la maman avait déjà eu des prématurés avant, c’est déjà un facteur de risque. En ce qui concerne le fœtus lui-même, c’est tout ce qu’il y a comme pathologie autour du placenta. Donc tout ce qui concerne les placentas anormaux », va expliquer le Dr Diomède Noukeu Njinkui, pédiatre néonatologiste.
Une immaturité globale
Et donc parce que ces enfants viennent au monde un peu plus tôt que prévu, la nature aussi leur complique la tâche. Les risques pour eux sont grands. « Les risques pour le prématuré sont multiples. Et ça concerne tous les systèmes. Parce que ce bébé qui vient trop tôt, a une immaturité globale. L’immaturité concerne aussi bien le système nerveux central, le système respiratoire, en fait tous les systèmes sont concernés ».
« Les risques les plus couramment rencontrés sont sur le plan respiratoire. Donc ils ont une substance qui fait défaut, notamment chez les grands et les très grands prématurés. Ce qui fait en sorte qu’ils aient des défauts respiratoires très précoces.
« Ils sont aussi à risque de certaines infections parce que leur système de défense, ce que nous appelons système immunitaire, n’est pas mature. Ils sont à risque de transfusion. Ils sont à risque de jaunisse, ce qu’on appelle ictère », relève encore le Dr Noukeu Njinkui.
Un peu plus petits que les autres
Qui va plus loin pour nous faire savoir que : « Sur le plan clinique ce sont les bébés qui naissent un peu plus petits que les autres. Avec un poids qui correspond à l’âge auquel ils sont nés le plus souvent », nous dit la pédiatre. Et pour comprendre les raisons de leur mise sous oxygène, l’n va retenir que : « L’oxygène c’est pour aider le poumon à avoir suffisamment d’oxygène. Pour pouvoir le porter dans tous les tissus, dans tous les organes ».
Aussi, « tous les prématurés ne sont pas mis sous oxygène. Ceux qui ont bénéficié avant la naissance d’une thérapie qu’on appelle une cortico thérapie anténatale. Qui permet la suppression de cette substance qui manque, qui fait causer des détresses respiratoires. Donc ce n’est pas systématique », explique le pédiatre.
Faire participer la maman
Pour ce qui est de la prise en charge, il n’y a pas seulement les pédiatres, il y a aussi les gynécologues. Également on associe les mamans. « Nous essayons tant bien que mal, de les faire participer, quand c’est possible, aux soins quotidiens et de permettre qu’ils soient en contact avec les enfants. C’est encore plus facile, lorsque le prématuré est en méthode Kangourou. Mais « lorsqu’il est encore très instable en couveuse, c’est souvent difficile ».
Mais « lorsqu’il est stable en couveuse, parfois on autorise des sorties pour la prise en contact avec la maman. On essaie de faire participer la maman dans l’administration du lait ou lorsqu’il faut préparer des médicaments. Donc on essaie de faire au maximum que les parents soient ancrés dans les soins de l’enfant. Lorsque c’est possible », nous renseigne-t-on au service de néonatologie de l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala.
















