Neuf personnes retenues par les bandes armées viennent d’être libérées par les éléments du Bir au Nord-Ouest. Ce sont les victimes de la crise anglophone.
En effet, il s’agit d’une opération militaire menée dans la région du Nord-Ouest par le Bataillon d’intervention rapide (Bir). Elle a permis la libération de neuf personnes prises en otage par un groupuscule armé séparatiste.
Selon une communication rendue publique vendredi 03 octobre 2025 par cette unité d’élite de l’armée de terre. Et les personnes libérées faisaient partie d’un groupe de passagers en route pour Kumbo. Les voyageurs ont été enlevés par des «terroristes et conduits en brousse», nous fait-on savoir.
Neutraliser les terroristes impliqués
Ainsi donc, « grâce à une action rapide, coordonnée et décisive, les éléments du Bir ont réussi à libérer neuf otages. Et à neutraliser les terroristes impliqués dans cet acte odieux », informent les officiers de l’unité d’élite. Seulement, aucune précision sur le jour d’enlèvement et celui de leur libération, n’a été donnée.
Selon certaines sources, « la crise anglophone continue de faire les victimes. Les bandes armées continuent de mener des opérations, malgré la présence de l’armée régulière. Plus on capture ces séparatistes, plus nombreux ils viennent commettre des gaffes. C’est le grand banditisme qu’il faut déplorer. Je crois très sincèrement que les revendications ne sont plus leurs préoccupations », a déclaré Charles Matuké, ressortissant du Sud-Ouest.
Le Bir rassure les populations
Pour Evelyne Kwain, « les revendications ont tourné au banditisme. C’est la population sans armes qui subit les atrocités de tout genre. Nos vies ne nous appartiennent plus. Le danger est permanent. On ne sait plus où mettre nos corps. Les jeunes enfants sont derrière les maisons pour renseigner les bandits cachés dans les champs et les forets », dit cette mère de famille. Cette dernière a envoyé ses enfants chez sa demi-sœur à Bertoua.
Alors, face à la situation, le Bir rassure les populations. Les soldats disent tout leur « engagement constant dans la lutte contre les groupes terroristes ». Et « réaffirment leur détermination à garantir la sécurité des citoyens, tout en œuvrant sans relâche. Pour le retour de la paix et de la stabilité dans le département du Bui ».
Ambazonia Defence Force
Et sur les images de cette libération, on peut apercevoir des armes, des munitions. Et une banderole à l’effigie de l’Ambazonia Defence Force (ADF). Une milice séparatiste très active dans le département du Bui. Et commandée par Lucas Ayaba Cho, leader sécessionniste, toujours détenu depuis un an en Norvège.
















