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Cameroun : moins de décès chez les femmes enceintes

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Les femmes enceintes, atteintes du paludisme ont un peu cessé de mourir au Cameroun. On parle d’une baisse de morbidité palustre de 23,8 % entre 2021 et 2023.

Ce qui est plus frappant est que la morbidité palustre en grossesse est passée d’environ 26 % en 2021 à 21 % en 2023. Et ceci montre une baisse de 23,8 % en trois ans. Ces chiffres sont contenus dans un rapport que vient de publier l’Institut national de la statistique (Ins).

En suivant l’évolution, nous avions en 2011, 12 % des femmes ont reçu au moins une dose de TPIg. Et ce chiffre a augmenté, atteignant 46 % en 2022. Ainsi donc, la morbidité palustre en grossesse est passée d’environ 13% en 2013 à environ 26% en 2021 au pays. Et en 2023, elle est autour de 21%. Enfin en 2023, on a dénombré approximativement 203 cas pour 1000 au Cameroun

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20% de tous les décès néonataux

En outre, l’Afrique subsaharienne fait de progrès. Ici, le paludisme est responsable de 20% de tous les décès néonataux. Soit un pourcentage revu à la baisse. Et « cette baisse est le résultat de deux actions ». Qui sont « contenues dans la stratégie de prévention du paludisme chez les femmes enceintes ». A savoir : « Le Traitement préventif intermittent (TPIg) et l’utilisation de la moustiquaire imprégnée à longue durée d’action (Milda) ».

Et puis concernant le TPIg, le Programme national de lutte contre le paludisme a fait certaines recommandations. Il s’agit de l’administration d’au moins trois doses de Sulfadoxine-Pyrimethamine aux femmes enceintes lors des consultations prénatales. Et c’est à partir de la 13e semaine de grossesse. Pour ce qui est des Milda, ces moustiquaires sont distribuées gratuitement lors des consultations prénatales.

Tout aussi importante qu’est la lutte, la morbidité palustre reste forte chez les femmes enceintes. Par exemple en 2023, 203 cas pour 1000 ont été dénombrés au Cameroun., Et l’Ins, révèle que près du quart des femmes enceintes ont été affectées par le paludisme entre 2021 et 2023.

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 La morbidité palustre persistante

Tout semble être bien planifié mais la morbidité palustre persistante chez les femmes enceintes. Et on est tenté de l’attribuer à une faible couverture en troisième dose de TPIg. C’est bien la seule illustration qui est présentée. « Entre janvier et décembre 2023, 51 % de femmes enceintes ont reçu au moins 3 doses de TPIg ». Contre « la cible de 65 % attendue », souligne l’Ins.

Alors, l’Institut national de la statistique explique que cela est dû notamment à la faible couverture en consultations prénatales. Ensuite à la faible accessibilité aux formations sanitaires pour manque d’argent. Et enfin à la rupture de la Sulfadoxine-Pyrimethamine dans les hôpitaux.

En fin de compte, le paludisme reste un problème de santé publique en particulier pour les femmes enceintes. Et pendant la grossesse, la femme est vulnérable à cette maladie, expliquent les professionnels de la santé. Tout ceci du fait de son système immunitaire affaibli. D’où l’urgence dans la prévention du paludisme chez les femmes enceintes.

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