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Cameroun: retour au calme après des troubles post-électoraux, l’opposant Tchiroma appelle à une mobilisation « pacifique »

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Au lendemain de l’appel de Tchiroma sous surveillance internationale, les grandes villes du Cameroun tentaient mercredi une reprise timide, après deux jours de manifestations violemment réprimées suite à l’annonce de la réélection de Paul Biya.

L’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui revendique la victoire, a appelé dans la nuit de mardi à mercredi à rester « déterminés mais pacifiques ».

Plusieurs villes du pays ont été secouées par des manifestations sporadiques et limitées – quelques centaines de jeunes au maximum – depuis l’annonce des résultats de la présidentielle au Cameroun où Paul Biya, 92 ans, au pouvoir depuis 43 ans, a été réélu chef d’État pour un huitième mandat.

Mercredi, les boutiques et marchés rouvraient progressivement et accueillaient une petite affluence dans les villes de Douala et Yaoundé, où la présence des forces de sécurité restait importante, ont constaté des journalistes de l’AFP.

À Garoua, fief de M. Tchiroma dans le nord du pays, qui a concentré une importante partie de la mobilisation, certains commerçants ont repris leur activité, mais les écoles restaient fermées.

« Je préfère observer jusqu’à la semaine prochaine, sinon mes enfants ne sortent pas », a confié un parent d’élève à l’AFP.

– le cri de ralliement de Tchiroma enflamme la rue –

Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre passé à l’opposition, revendique la victoire à la présidentielle. Il a créé la surprise en suscitant un engouement chez les jeunes avides de changement et appelé à plusieurs reprises ses partisans à défendre sa victoire.

« Le temps est venu. Restons debout, déterminés, mais pacifiques. Car notre force, c’est notre unité. Et notre victoire, personne ne pourra nous la voler », a déclaré le candidat dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux dans la nuit. « Nous restons tous mobilisés, et continuerons à résister jusqu’à la Victoire finale ».

Le gouvernement camerounais a reconnu mardi des morts lors des manifestations, sans toutefois dater les violences ou donner de bilan précis.

Le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji a également déploré mardi devant la presse « plusieurs édifices publics, commerces et biens privés, incendiés, saccagés et pillés », fustigeant « l’irresponsabilité » de M. Tchiroma qui devra « répondre devant les juridictions compétentes ».

L’Union européenne a déploré « le recours excessif à la violence et les violations des droits humains » par les forces de sécurité camerounaises lors de la répression des manifestations.

L’Union africaine a appelé au dialogue, se disant « vivement préoccupée par les violences, la répression et les arrestations signalées de manifestants et d’acteurs politiques suite aux résultats des élections ».

L’ONU a appelé « à la retenue, à l’ouverture d’enquêtes et à la fin des violences ».

Source: Agence France-Presse

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