Dagobert Nwafo, l’accusé du meurtre de bébé Mathis a raconté sa version devant le tribunal le 14 janvier 2026. Une audience marquée par des révélations, des larmes et un climat de tension.
L’audience consacrée au droit de réponse de Dagobert Nwafo s’est tenue le 14 janvier 2026 au tribunal de grande instance du Mfoundi. Dès l’ouverture, l’atmosphère s’est révélée lourde, chargée d’émotions et d’attentes. Face aux juges, l’accusé a longuement pris la parole pour relater les événements ayant précédé la mort du bébé Mathis, tué le 10 mai 2025.
Etat de confusion avancé
À la barre, Dagobert Nwafo a décrit une journée qu’il présente comme banale, avant qu’elle ne bascule. Selon lui, les faits auraient débuté dans un bar du quartier Ngoa-Ékellé. Il affirme y avoir consommé de la bière offerte par le père de l’enfant. Par la suite, une remarque jugée humiliante aurait alors déclenché une vive altercation verbale. L’accusé soutient alors que la situation s’est rapidement détériorée. Il évoque une première bagarre, interrompue par un proche du père de l’enfant. Cependant selon son récit, une seconde confrontation aurait éclaté peu après. Dagobert Nwafo affirme avoir été violemment agressé à l’aide de bouteilles et d’un couteau de table.
Affaire bébé Mathys : Peine de mort requise pour Dagobert Nwafo
Blessé et sous le coup de la colère, il explique avoir pris la fuite. Le père de l’artiste Lydol reconnaît ensuite être rentré chez lui pour se munir d’une arme blanche. Il dit avoir voulu se faire justice, sans mesurer les conséquences de son acte. Poursuivant son témoignage, l’accusé affirme s’être rendu au domicile du père de Mathis. Dans un état de confusion avancé, il déclare n’avoir distingué que des voix dans le salon. Il reconnaît avoir porté des coups, sans pour autant identifier les personnes présentes. Ce n’est qu’après l’intervention des voisins qu’il aurait compris qu’un enfant avait été touché.
Audience renvoyée au 03 février prochain
Au cours de l’audience, Dagobert Nwafo s’est effondré en larmes et la présidente du tribunal a dû suspendre brièvement les débats. La scène a profondément marqué la salle, déjà éprouvée par la gravité de l’affaire. Sur le plan procédural, la juge a exigé la production du dossier médical de l’accusé. Par ailleurs, la défense évoque des blessures, mais le document n’était pas versé au dossier. Le ministère public s’y est opposé, estimant son apport insuffisant. L’audience a finalement été renvoyée au 03 février prochain. Rappelons qu’en décembre 2025, le parquet a requis la peine de mort pour Dagobert Nwafo.















