A 19 ans, aux Jeux de Rio 2016, Simone Biles entre dans la légende de la gymnastique artistique avec 4 médailles d’or. Après des Jeux de Tokyo contrariés, elle revient déterminée à Paris pour s’offrir 3 nouveaux titres, portant à 7 sa moisson d’or olympique.
La superstar américaine a étoffé son palmarès exceptionnel lors des JO-2024, après les tourments de Tokyo-2020 où elle n’a pas remporté de titre. Cependant, ses 7 médailles olympiques ne sont pas un exploit inédit: elle n’a pas réussi à égaler les records, tous sports confondus) de 9 médailles d’or détenus par Larissa Latynina (ex-Union soviétique) en gymnastique artistique, et de l’Américaine Katie Ledecky en natation.
JO-2016 à Rio (4 or)
. Equipe
Les Etats-Unis prennent la tête dès le saut pour ne plus la lâcher, achevant leur démonstration avec Biles, incroyable d’aisance, de souplesse et de tonicité.
« C’est tout ce que j’espérais et même encore mieux », s’est-elle réjoui ensuite, ajoutant: « Les rêves deviennent vraiment réalité ».
. Concours général individuel
L’épreuve se résume en un duel entre Biles et la Russe Aliya Mustafina. La Russe prend l’avantage sur l’Américaine à l’issue de la deuxième rotation. Mais Biles assène un coup de grâce au sol, marqué par le mouvement qui porte son nom, premier du genre: un double salto arrière tendu avec demi-vrille et retombée à l’aveuglette.
Elle finit avec deux points d’avance sur sa compatriote Aly Raisman, et près de quatre sur Mustafina.
On parle déjà de Biles comme de la meilleure gymnaste de l’histoire. « Euh… certains peuvent le dire, d’autres diront que non, moi, je me contente de faire ma gymnastique », rétorque-t-elle.
. Saut
Place aux épreuves où « il faut prendre du plaisir », prévient-elle.
Elle est la dernière à passer et quand sa note tombe, un solide 15,966, elle sourit, sans effusion de joie. Et pourtant: il s’agit de son premier or sur cet appareil. « Cela représente beaucoup pour moi ». « C’est quelque chose que je voulais ardemment, alors j’ai essayé de rester concentrée avant d’aller sauter ».
. Sol
Elle veut finir en beauté. Le sacre se joue dans un mano a mano avec sa copine Aly Raisman.
Biles tutoie les 16 points (15,966), manqué de peu pour une petite erreur. Elle réalise son chef d’oeuvre gymnique qu’est le Biles.
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Elle glane donc 4 médailles d’or à Rio (plus un bronze à la poutre).
« Ç’a été une expérience incroyable. Tout ce que j’ai gagné, je n’aurais jamais pu en demander autant », dit-elle.
JO-2020 à Tokyo (0 or)
Arrivée en hyper favorite, Simone Biles renfile son justaucorps au bout d’une semaine de cauchemar avec ses « twisties », des pertes de repérés dangereuses dans l’espace.
Elle avait fait un exercice simplifié sans vrille, vrille qu’elle ne pouvait plus effectuer sans se mettre en danger. Qualifiée pour les six finales, elle renonce à la stupeur générale à poursuivre le concours général par équipes après un seul saut, mal maîtrisé.
« Ma santé physique et mentale compte plus que toutes les médailles que je ne pourrai jamais gagner », confie la Texane, qui repart néanmoins avec l’argent par équipe et le bronze à la poutre.
« Il faut que je digère ces Jeux olympiques, je n’ai pas du tout Paris (2024) en tête ».
JO-2024 à Paris (3 or)
Après un long travail de reconstruction, un suivi en thérapie, Biles revient au plus haut niveau, les JO.
. Equipes
Les Américaines ont appelé ça leur « Redemption tour », une revanche à prendre sur le titre perdu à Tokyo.
Challengée par les Italiennes et les Brésiliennes, Biles a sorti le grand jeu en dominant le saut – sans pour autant exécuter le Biles II, ce nouveau mouvement extrêmement difficile à réaliser qu’elle a créé – et le sol, dernier agrès qui a apporté l’or.
. Concours individuel
Avec des justaucorps plus scintillants les uns que les autres, elle s’impose avec force lors du sol dans un scénario à suspense. Elle est la dernière à s’exécuter et le titre se joue sur sa performance. Elle n’avait pas encore terminé qu’elle souriait déjà.
Elle fait partie des 3 gymnastes qui ont remporté 2 titres olympiques sur l’épreuve.
. Saut
Elle sort sa botte secrète, son Biles II, un saut hautement élaboré et d’une complexité technique unique chez les femmes, présenté officiellement aux Mondiaux-2023. Il s’agit d’un double salto arrière avec le corps carpé (plié uniquement au niveau des jambes qui restent tendues). Imparable.
Source: Agence France-Presse
















