La sensibilisation au cancer de la prostate a occupé deux journées entières, mettant en lumière cette glande masculine essentielle. La prostate joue un rôle majeur : elle permet de liquéfier le sperme et contribue à la fertilité ainsi qu’à l’activité sexuelle. Ces journées ont rappelé l’importance de comprendre ses maladies et d’agir pour une meilleure prévention.
La situation semble donc préoccuper les hommes qui ont couru en grand nombre pour se faire consulter gratuitement. Le 17 novembre 2025, on a compté 127 hommes. Et au 2e jour, soit le 18 novembre, ils étaient 208. Soit 335 patients pour 129 consultations.
« Ces chiffres de dépistages sont partiels. La séance continue jusqu’à la fin du mois de novembre avec les examens à coûts réduits », nous fait-on comprendre.
Et le mal préoccupe les médecins qui expliquent les raisons de toujours réunir les populations. « Nous avons la campagne de sensibilisation et de dépistage des maladies de la prostate.
C’est dans le but non seulement d’informer, d’éduquer. Mais aussi de dépister chez les patients potentiellement atteints de cancers de la prostate. Voire une hypertrophie bénigne de la prostate. Il faut limiter les dégâts », va déclarer le Dr Frantz Epoupa.
Suivre les examens à partir de 50 ans
Pour les populations, il faut y aller. Du moins chacun se sent concerné. « Nous sommes ici à l’Hôpital général de Douala pour une campagne de consultation. Et de sensibilisation sur le cancer de la prostate. Je suis concerné puisque nous avons eu un entretien avec les docteurs et l’un des médecins nous a informés qu’à partir de 50 ans, les problèmes surviennent ».
Et « moi j’ai plus de 50 ans, donc j’ai intérêt à me faire consulter. Si oui, aller même jusqu’aux examens, c’est-à-dire au dépistage », a répondu M. Mbedi.
Il semble avoir retenu la leçon : «Certains parlent de 40 ans. Mais le docteur nous a dit qu’à partir de 50, il faut suivre les examens. Il faut faire le dépistage. Parce que celui chez qui on dépiste tôt la maladie a de fortes chances que le cancer soit anéanti ».
Surtout que « mon grand frère » a été menacé par la prostate. On nous a dit que si un membre de la famille a été menacé, il faut faire attention. Il faut anticiper, se faire consulter avant. La seule chose que je souhaite voir. On nous a dit que l’examen a été réduit de 18 000 Fcfa à 10 000 Fcfa. Mais je voulais que ça soit même à 5 000 Fcfa. Oui, comme ça, on peut faire deux examens à 10 000 », dit ce patient rencontré sur place.
Les prix des examens à 5 000 Fcfa
Dans le dispositif, 3 box ont été aménagés pour les consultations. Avec une organisation bien planifiée. « Chacun attendait son tour et dans la discipline. Pas de favoritisme constaté. Il faut que la direction générale de l’Hôpital revoie les prix des examens à 5 000 Fcfa. Comme ça les gens viendront plus que cela ».
Alors, « il y a des malades mais les examens ne sont pas à la portée de tous. Et comme les assurances aussi sont sélectives, la maladie va seulement nous décimer », dit Vincent Ekanlo, septuagénaire venu en consultation.
















