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Parcours Vita Douala: le préfet annule la suspension du directeur

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Par un arrêté signé le 23 décembre 2025, le préfet du Wouri invalide la décision du maire de Douala suspendant le directeur du Parcours Vita. Une intervention administrative qui relance un bras de fer institutionnel.

Le préfet du département du Wouri a tranché. Par un arrêté signé mardi 23 décembre 2025, il a annulé la décision du maire de la ville de Douala portant suspension du directeur du Parcours Vita. L’acte préfectoral constate la nullité absolue de la mesure municipale adoptée le 6 décembre dernier. Dans son arrêté, Mvogo Sylyac Marie invoque l’incompétence de l’auteur de la décision. À l’article premier, il déclare nulle et sans effet la suspension infligée à Valentin Emmanuel Njoh, directeur du Parcours Vita. L’article 2 ordonne quant à lui l’enlèvement immédiat des scellés apposés sur les bureaux et dans l’enceinte du site sportif.

Cette décision marque un tournant décisif dans le conflit opposant l’exécutif municipal au responsable du Parcours Vita. Elle remet en cause l’autorité du maire de la ville, Roger Mbassa Ndine, et confirme le caractère illégal des mesures prises par la Communauté urbaine de Douala.

Parcours Vita de Douala : la Communauté urbaine écarte le directeur

Accusations d’insubordination et de dysfonctionnement administratif

Pour rappel, l’affaire débute officiellement le 9 décembre 2025. Ce matin-là, Valentin Emmanuel Njoh découvre des scellés sur la porte de son bureau. D’après ses dires, aucune explication ne lui est fournie dans un premier temps. Quelques heures plus tard, un huissier lui remet la décision municipale datée du 6 décembre, prononçant sa suspension immédiate.

La Communauté urbaine de Douala justifie alors sa décision par des accusations d’insubordination et de dysfonctionnement administratif. Elle évoque un refus de collaborer avec le comité de gestion, des entraves aux activités de partenaires, ainsi que la rétention de documents comptables. L’intérim est confié à Moukete Ekoumé, chef de la Division des affaires juridiques. Selon la mairie, ces comportements portaient atteinte à l’efficacité du Parcours Vita et à l’image de la ville. Elle y voyait un acte nécessaire pour restaurer la discipline et la bonne gouvernance.

Cependant, l’arrêté préfectoral vient balayer ces arguments sur le plan juridique. Il replace le directeur dans ses fonctions et dénonce des actes administratifs jugés irréguliers. Au-delà du dossier administratif, cette affaire révèle des divisions profondes au sein du Rdpc. Des partisans du parti au pouvoir s’opposent désormais ouvertement, illustrant des luttes d’influence de plus en plus visibles sur la scène politique locale. Affaire à suivre !

arreté préfet

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