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Maternité infantile : Quand Touadéra mise sur la santé

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En Centrafrique, la mortalité maternelle et néonatale demeure une tragédie silencieuse.

En 2015, le ratio de mortalité maternelle atteignait 890 décès pour 100.000 naissances vivantes et la mortalité néonatale 48 pour 1.000. Conscient de la situation, dès son accession à la Magistrature suprême de l’Etat en 2016, le président Centrafricain a fait de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent une priorité nationale.

C’est ainsi que dix domaines d’impulsion présidentielle ont été définis pour accélérer la couverture sanitaire universelle. Avec un accent sur le développement du capital humain, l’autonomisation des femmes et la santé sexuelle et reproductive.

Dans le cadre du Plan National de Développement Sanitaire 2022–2026, un dossier d’investissement a été lancé dès 2019 pour réduire la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile.

Mortalité infantile au plus bas, mais les progrès sont lents et « précaires »

Avancées concrètes

Par ailleurs le président Touadera a également institué la gratuité ciblée des soins au profit des femmes enceintes et allaitantes. Au profit des enfants de zéro à 5 ans et des survivantes de violences basées sur le genre. Parallèlement, le gouvernement a engagé des réformes. Notamment dans les domaines de la vaccination, de la lutte contre le Vih/Sida, de la réglementation pharmaceutique et de la déclaration obligatoire des décès maternels et périnatals.

Bref des avancées concrètes ont été réalisées, à la grande satisfaction de nos populations. En décembre 2024, il a déclaré la mortalité maternelle « urgence nationale ».  Et réaffirmé l’objectif d’en réduire les deux tiers d’ici 2030.

Dans ce petit pays d’Afrique, les principales causes identifiées demeurent les avortements à risque. Les hémorragies du post-partum. Les infections et les complications hypertensives, aggravées par le poids des maladies transmissibles et non transmissibles telles que le paludisme, le VIH/SIDA et la tuberculose.

Résultats encourageants

Selon le président de la République, ces efforts commencent à produire des résultats encourageants. Augmentation sensible des accouchements assistés. Forte progression des consultations des enfants de moins de cinq ans. Baisse du ratio de mortalité maternelle à 692 pour 100.000 naissances vivantes en 2024. Recul de la fécondité adolescente et diminution significative de la mortalité infanto-juvénile.

La République Centrafricaine demeure pleinement engagée autour de priorités claires. Financement durable de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’adolescent. Mise à l’échelle des interventions à fort impact. Accès universel aux services complets de santé sexuelle et reproductive. Renforcement du système de santé et des mécanismes de référence et de contre-référence. Et, redevabilité fondée sur les données et les résultats.

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