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Gestion de déchets hospitaliers : Deux hôpitaux s’activent à Douala

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 Les hôpitaux de districts de Bonassama et de Deido ont mis en place des dispositifs pour la gestion des déchets hospitaliers, dont certains sont dangereux. On peut citer les déchets d’activités de soins à risque infectieux, les déchets semblables aux ordures ménagères.

 Le Dr Alphonse Bayiha pense que le milieu hospitalier est devenu une composante essentielle de la qualité des soins. Et donc, les hôpitaux ont une responsabilité importante pour la protection de l’environnement.

Il est question pour Pierre Chekem de « garantir un environnement sain ». Et donc il faut « adopter une démarche environnementale proactive dans un hôpital.  Réduire l’empreinte écologique de la structure. Maîtriser les risques pour l’environnement extérieur (garantir un environnement sain. Pour les patients et le personnel », explique l’environnementaliste.

A l’Hôpital de district de Bonassama, l’on a donc vu la nécessité d’intégrer une stratégie de développement durable. Avec une gestion rigoureuse des déchets qui ont un risque d’infection élevé. Non sans chercher à transformer la contrainte environnementale en un levier d’amélioration en mode continu.

500 kilos de déchets par mois

La collecte des déchets est conduite par le service d’hygiène de l’Hôpital. Ici, « il y a dans chaque service des paniers indiqués pour les déchets. Le tri est fait à la base. Les déchets tranchants et piquants sont à part. Les agents chargés de la collecte desdits déchets passent chaque jour dans les services.

Et « les transportent vers le local de stockage dédié. Ensuite on les passe ù l’incinération. Les lames, les seringues sont brûlées à forte chaleur et deviennent des cendres. « On est en moyenne à 500 kilos de déchets par mois », explique Natacha Mimbo epse Obam. Major du Service d’hygiène de l’Hôpital de district de Bonassama.

Elle nous a d’ailleurs fait faire le tour pour observer le dispositif de collecte placé dans chaque service. Chaque contenant a un contenu spécifique. Les responsables y veillent rigoureusement. Une fois la collecte faite, les déchets vont être déposés dans un endroit précis. Qui dispose de deux incinérateurs pour le travail fini.

Le top management pense pouvoir maintenir le cap.  « Je pense que notre action doit être pérenne. Durer dans le temps. Et pourquoi pas pour toujours. Parce que, la médecine sans l’environnement, ça ne marche pas. On ne peut pas concevoir la médecine sans l’environnement. On ne peut pas concevoir la médecine sans l’hygiène des patients », va déclarer le Dr Alphonse Bayiha. Directeur de l’Hôpital de district de Bonassama.

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Protection de l’environnement

A l’Hôpital de district de Deido, la protection de l’environnement intègre tous les aspects. «Nous faisons l’hygiène du milieu pour entretenir notre environnement. Et ce qu’on appelle l’hygiène du milieu,  consiste à faire le ménage. Si on peut le dire, dans les salles de soins. On entretient également  la cour où nous marchons ».

« il y a aussi l’entretien des espaces verts. On a un jardin. Nous faisons ce que nous appelons le curage des caniveaux pour prévenir les moustiques. Et ce qui va avec », explique dame Pascaline Mebara, en charge de l’hygiène.

Pour ce qui est de la gestion des déchets hospitaliers, elle commence en salle. « On collecte, on fait le tri sur place. Ça veut dire que dans chaque salle de soins, nous disposons généralement de trois poubelles. Nous avons une poubelle de couleur, noire ou verte, qui est destinée aux déchets ménagers qui sont assimilables aux déchets qu’on a dans nos domestiques ».

Déchets à risque infectieux

« Donc, quelqu’un peut finir de manger son morceau de pain, il va le mettre dans cette poubelle-là. Quelqu’un peut finir de boire son yaourt, on va le mettre dans la poubelle des déchets ménagers. Nous avons une autre poubelle qui est destinée aux déchets à risque infectieux », nous indique-t-on.

Revenant sur les objets tranchants. « Tout ce qui ressort après avoir fait les soins sur un malade, nous les appelons déchets à risque. Parce qu’ils proviennent après la pratique des soins. Ces déchets-là vont dans la poubelle de couleur rouge ou jaune. Parce qu’ils sont à risque infectieux. Et maintenant, nous avons les boîtes de sécurité, où nous y mettons les aiguilles de seringue et les lames ».

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« Généralement, la boîte de sécurité est destinée aux objets piquants et tranchants, dont aiguilles et lames. On les met dans la boîte de sécurité. Le tri est fait au moment où on fait le soin .Une fois qu’on a fait le cri en salle, le personnel d’entretien, quand il fait son hygiène du milieu le matin. A la responsabilité de faire la collecte des déchets. Son rôle, c’est de transporter, les déchets produits en salle vers la zone de stockage ».

«  Les déchets ménagers iront de leur côté et les déchets infectieux iront de leur côté. Les lames de bistouris et aiguilles iront également dans les déchets à risque…», explique-t-elle en détails. Et pour finir, « les déchets ménagers, vont à Hysacam, où ils vont subir leur traitement. Les déchets à risque infectieux, aiguilles, lames de bistouris, iront à l’incinération ».

21 personnes travaillent au quotidien

Dns cette tâche, 21 personnes sont à la manœuvre au quotidien. 17 assurent le travail de la journée et 4 font le service de nuit.  « Nous avons une équipe de jour et une équipe de nuit. L’équipe de jour va de 6h30 à 15h30. Maintenant, nous avons également une autre équipe qui est appelée équipe d’abstract. Celle-là est chargée de couvrir de 15h30 à 17h avant que l’équipe de garde ne prenne le relais de 17h à 6h du matin. Donc, nous avons 3 équipes », nous fait-on savoir. I

A côté de ces deux formations sanitaires. Il y a des structures qui déversent les déchets hospitaliers dans les bacs à ordures de la société Hysacam. D’autres ont choisi de les mettre dans des fosses et procèdent au brulage.

On l’a vu au centre intégré de Bomono-gare. Selon certaines sources, des hôpitaux privés ont été sanctionnés par la Communauté urbaine de Douala. Pour le déversement des déchets hospitaliers dans les rigoles.

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