L’Union pour le changement se prépare pour les élections locales. Le parti ambitionne d’obtenir une majorité des ⅔ à l’Assemblée nationale pour engager les grandes réformes du programme de transition et de refondation.
A travers un communiqué parvenu à notre rédaction, l’Union pour le Changement (UPC 2025) porte à la connaissance du Peuple du Changement les résolutions issues des consultations internes menées avec les membres de la coalition à jour de leurs cotisations.
« Ces consultations ont permis de dégager une orientation politique claire pour poursuivre le combat démocratique et préparer les prochaines échéances. Aussi de réaffirmer son soutien au président légitime issu des urnes, S.E. Issa Tchiroma Bakary, et de poursuivre la lutte pour la récupération de la victoire volée. Et de comprendre et respecter la position de principe du Fsnc concernant les élections locales de 2026 ».
Au cours de ces consultations internes, des résolutions ont été prises. il s’agit notamment de la présentation, dans chaque circonscription, d’une liste consensuelle et transpartisane face au Rdpc afin de concentrer les voix du peuple du changement. L’objectif stratégique étant au finish d’obtenir une majorité des 2/3 à l’Assemblée nationale pour engager les grandes réformes du programme de transition et de refondation.
Ouverture des candidatures
Il a également été question de l’ouverture des candidatures de l’Upc 2025 aux partis membres, aux militants non membres et aux personnalités de la société civile partageant le programme de transition. Pour le présidium de l’Union pour le changement qui avance uni, la victoire se construit par l’organisation, la clarté et l’unité.
Ses consultations internes ont lieu alors que le calendrier des prochaines échéances électorales continue d’agiter le sommet de l’État. Après sa réélection contestée à la tête à la magistrature suprême, Paul Biya n’a toujours pas statué sur la date des prochains scrutins législatifs et municipaux. Un dossier sensible pour un exécutif on ne peut plus fragilisé.
Dernière extension
Initialement prévues en février 2025, la date de la tenue des élections visant à renouveler les 180 députés et les maires des 374 communes avait été prorogée. Conformément à l’article 179 du Code électoral autorisant une prorogation maximale de 18 mois, le mandat des conseillers municipaux court désormais jusqu’au 31 mai 2026, « Une dernière extension de 3 mois reste possible, ouvrant la voie au scrutin du 10 août 2026. Sans nouvelle prorogation, les électeurs seraient convoqués pour le 10 mai 2026, soit dans un délai légal de 20 jours avant la fin des mandats », raisonne un constitutionnaliste.
Pour l’heure, les uns et les autres reconnaissent que seul Yaoundé possède la décision finale. « Seul le chef de l’État a le dernier mot. Il est le maître du temps. Le temps du président n’est pas celui des débatteurs dans les chaînes de télévision ou de l’opposition. Il est conscient de ce que le peuple a besoin d’élire les représentants locaux », nous confie un cadre du parti au pouvoir joint par nos soins. Au sein de l’opposition, certains partis politiques affûtent leurs armes. « Le travail de terrain a commencé depuis longtemps. Nous avons entrepris une remobilisation des troupes. « Le parti au pouvoir a peur de la défaite et du changement », rétorque un militant de l’Undp.
















