La stratégie continentale sur l’intelligence artificielle de l’Union africaine place l’éducation comme l’un des secteurs prioritaires pour le développement de l’IA.
L’éducation reste et demeure une priorité pour des organisations comme l’Union africaine (Ua), la Banque mondiale et l’Unesco. C’est justement pour permettre aux enfants et plus particulièrement, ceux qui vivent dans des pays en développement.
Que ces organisations accordent des appuis financiers pour les projets éducatifs. Seulement, les inquiétudes persistent malgré l’introduction des nouvelles technologies, dans les programmes scolaires. Cela est bien entendu en rapport avec la crise d’apprentissage.
Selon la Banque mondiale, d’ici 2050, un enfant sur trois dans le monde va vivre en Afrique. Et, ce basculement démographique coïncide avec une profonde crise de l’apprentissage. « Plus de 70% des enfants dans les pays en développement ne peuvent ni lire ni comprendre un texte simple à l’âge de 10 ans. Et en Afrique subsaharienne, ce chiffre atteignait 86 % avant le Covid », nous fait-on savoir.
Entraîner les modèles d’IA
Pour la Banque mondiale donc, « sans accélération rapide des résultats d’apprentissage fondamentaux, cet avantage démographique risque de devenir une source d’inégalités accrues. Et d’opportunités, de talents et de productivité perdus sur le marché du travail ».
Selon les chiffres, 0,2 % des données utilisées pour entraîner les modèles d’IA proviennent d’Afrique et d’Amérique du Sud. Face à cela, des experts en intelligence artificielle indiquent que la collaboration entre développeurs locaux. Educateurs, gouvernements et entreprises technologiques est essentielle. Pour garantir que les systèmes d’IA sont contextuellement pertinents, alignés sur les programmes nationaux. Et efficaces pour les apprenants dans ces pays.
Des experts de l’IA indiquent que des initiatives conjointes impliquant les éducateurs dès le départ peuvent créer des environnements sûrs. Pour tester de nouveaux outils et permettre le partage responsable de ressources. Comme l’ensemble de données et les graphes de connaissances. Alors, «Réaliser ce potentiel nécessite de nouveaux modèles de collaboration. Et de gouvernance qui offrent une valeur claire pour tous les partenaires », nous dit-on.
L’apprentissage fondamental
Luis Benveniste, directeur mondial de l’Éducation à la Banque mondiale, est clair. Il faut « soutenir les élèves de l’apprentissage fondamental aux compétences pertinentes pour l’emploi. Nous devons tirer parti d’une IA responsable pour accélérer ce parcours. Et cette mise à l’échelle, en garantissant que les jeunes peuvent s’épanouir dans un monde en évolution rapide. »
En outre, le mandat de l’Unesco appelle intrinsèquement à une approche humaniste de l’IA. Il a pour but d’inclure le rôle de l’IA dans le traitement des inégalités actuelles en matière d’accès aux connaissances. A la recherche et à la diversité des expressions culturelles et de faire en sorte que l’IA ne creuse pas les fossés technologiques au sein même des pays et entre les pays.















