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Affaire bébé Mathis, Lydol s’explique: « Je suis sa fille, pas sa complice »

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Trans Afrique

Huit mois après le drame commis par son père, Dagobert Nwafo, qui a bouleversé l’opinion, l’artiste Lydol brise le silence. Ce 03 février 2026, elle prend la parole pour dénoncer les accusations dont elle fait l’objet. Entre respect du deuil, harcèlement subi et rumeurs persistantes, elle clarifie sa position et appelle à ce que justice soit rendue. Lire l’intégralité de ses propos. 

« Depuis le 10 mai 2025, j’ai laissé les gens s’exprimer. Exprimer leur colère, leur indignation et leur frustration face à l’atrocité du crime  qui a été commis sur le bébé Mathis.

Quand c’est arrivé, la première chose que j’ai faite a été d’appeler le père du bébé Mathis pour lui présenter mes condoléances et lui dire à quel point j’étais profondément désolée de ce qui venait de se passer. Il les a acceptées, mais m’a surtout rappelé que ce n’était pas ma responsabilité. Parce que mon père est un adulte, et que tout était désormais entre les mains de la police.

Oui, mon père est entre les mains de la police depuis le 10 mai dernier. Quelques jours après, des membres de mon équipe sont allés sur le lieu du deuil pour essayer d’organiser une rencontre avec la famille. Elle a dit qu’elle n’était pas prête à nous recevoir. Ce qui est normal, donc nous l’avons compris et respecté. Lydol

Réseaux sociaux : La sortie de Lydol divise la toile

« On a laissé la personne coupable, on est venu m’accuser »

Le 12 mai, j’ai fait une vidéo sur internet pour rappeler que mes valeurs, mes principes et les combats que je mène ne changeaient pas, parce que mon père est lié à ce crime, même s’il en est l’auteur. Cela ne change ni qui je suis, ni ce que je défends. J’ai crié fort que justice soit faite. On a laissé la personne coupable, on est venu m’accuser. On a commencé par m’accuser d’avoir organisé l’agression de l’avocat de la famille, seulement quelques jours après. Je ne sais même pas qui est cet avocat et je n’ai rien fait, je n’ai rien dit.

Ensuite, on m’a accusée d’avoir voulu “acheter” la famille, comme quoi j’aurais donné j’aurais donné 20 millions, ce qui est totalement faux. Je n’ai rien dit, alors que je n’avais rien fait. Cette somme que je ne l’ai même pas d’ailleurs.

Par la suite il y a eu l’instrumentalisation de mes concerts. Car il y a des personnes qui sont allés manifester en France. Alors que j’avais déjà fait une vidéo dans laquelle j’avais précisé qu’ils étaient tous reportés par respect pour la période de deuil. De nombreux faux comptes ont été créés. Jusqu’à l’enterrement de cet enfant, je n’ai participé à aucun événement ni assuré aucune prestation, et jusque-là encore, je n’ai dit, je suis restée tranquille. Lydol

« Je ne suis pas le gendarme de mon père »

Après ça,  on m’a accusée d’avoir fait sortir mon père de prison ou de cellule, quelques jours avant. Parce qu’il aurait été impliqué dans un autre crime. Chose pour laquelle je n’étais pas informée, je l’ai découvert dans la foulée. Parce que je n’ai jamais fait sortir mon père de nulle part.

Cela fait huit ans que je ne vis plus avec mes parents. Je leur rends visite quand je suis au Cameroun et que j’ai un peu de temps.  Je ne suis pas responsable de chacun de leurs actes,  Mais jusque-là, je n’ai rien dit.

S’indigner, dénoncer, être en colère, c’est normal. Me taire face à tout ça, c’était pour moi une manière de respecter la mémoire de l’enfant et la douleur de sa famille. Il n y a aucune insulte sur internet qui vaut la peine qu’a connu cette famille après la mort de cet enfant. Mais je pense quand même qu’il y a un seuil. Lydol

Affaire Mathis : Dagobert Nwafo à Kondengui

« Mon père doit répondre de ses actes « 

S’indigner et dénoncer, c’est différent de harceler à tort des accusations mensongères, des insultes et des menaces de mort, que je reçois tous les jours. Aujourd’hui encore, on me prête l’intention sur laquelle je serai en train de vouloir corrompre un juge à hauteur d’un milliard pour pouvoir alléger la peine de mon père.  Je n’ai ni le pouvoir, ni l’envie, ni l’intention d’influencer la justice.

Mon père doit répondre de ses actes. Et payer à la hauteur du crime qu’il a commis, conformément à la loi. Quand j’ai demandé que justice soit faite, je le pensais sincèrement. Depuis le 10 mai je n’ai pas adressé une parole à mon père. Tout simplement parce que je suis certes sa fille, mais je ne suis pas complice d’un crime. Nous attendons tous le verdict pour qu’enfin l’âme de cet enfant puisse reposer en paix. Mais aussi pour que la famille puisse poursuivre son deuil, qui malheureusement ne finira jamais. »

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