Pour la première fois depuis 1000 ans, la monarchie au Royaume-Uni fait l’objet d’une enquête liée à un trafiquant d’enfants condamné.
Quand la couronne s’effondre. « Arrestation de l’ex-prince Andrew : le paria qui empoisonne la famille royale britannique », écrit Le Parisien, un journal français. Empêtré depuis des années dans les scandales sexuels de l’affaire Epstein, l’ex-prince fait l’objet de nouvelles accusations ces derniers mois. La déchéance de tous ses titres royaux n’a pas empêché l’enquête judiciaire, qui ne fait que commencer.
Calmer le monde
Le 18 février dernier, le Palais de Buckingham a publié une déclaration pour calmer le monde. Pour la première fois depuis 1000 ans, la monarchie britannique fait l’objet d’une enquête liée à un trafiquant d’enfants condamné.
Dans une espèce de confession royale, le roi Charles, par l’intermédiaire du bureau de presse du Palais affirme que « la famille royale prend ces questions avec le plus grand sérieux et coopère pleinement avec toutes les enquêtes pertinentes ».
Des secrets commerciaux britanniques classifiés
Dans cette affaire, le prince Andrew n’a pas simplement pris l’avion sur le Lolita Express. Les dossiers ont révélé qu’il avait partagé des secrets commerciaux britanniques classifiés avec Epstein — un délinquant sexuel condamné sans aucune habilitation de sécurité. Sur le sujet, les services de renseignement britanniques enquêtent pour savoir si des secrets d’État ont été échangés contre un accès au réseau d’Epstein.
Face à la sensibilité et la gravité des faits, William a exigé que Charles dépouille Andrew de tous ses titres. Charles a refusé. S’exprimant publiquement, William dit être très préoccupé par la situation. « Nous sommes profondément préoccupés par les révélations continues », déclare-t-il.
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Une maison en guerre
Pour de nombreux observateurs à travers le monde, « la Maison de Windsor est en guerre contre elle-même ». En 72 heures, des perquisitions se poursuivent. Huit pays à travers le monde en ligne de mire. En Norvège par exemple, un ancien Premier ministre a été perquisitionné. L’homme qui avait décerné le prix Nobel à Obama a été inculpé. En France, le ministre de la Culture a été perquisitionné.
Les bâtiments gouvernementaux ont été pris d’assaut. En Autriche, un banquier lié à Epstein a été arrêté. En Slovaquie, un conseiller de sécurité a démissionné du jour au lendemain sans aucune explication. A Dubaï, le président de DP World a été remplacé. Des centaines d’e-mails d’Epstein.
« Chaque personne qui est tombée était liée au même réseau. Pas seulement le trafic. Un système de contrôle mondial. Des cassettes de chantage pour contrôler les politiciens. Un levier financier pour contrôler les banques. Des liens royaux pour contrôler les gouvernements.
Un accès aux médias pour contrôler le récit. Pendant 40 ans, cette machine a dirigé le monde. Les présidents ont obéi. Les rois l’ont protégé. Les banques l’ont financé. 3 millions de pages. 180 000 images. 2 000 vidéos. Les médias l’ont dissimulé. Jusqu’à ce qu’un homme dise : publiez tout », commente un chroniqueur politique sur France 24. Pour qui l’empire s’effondre et la couronne sait ce qui arrive.
















